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DES PONTS. 3i i
point où, à raison de l’inclinaison des plans de joint, comparéeà la direction de la pesanteur, le tassement vertical se distribueplus inégalement sur les voussoirs consécutifs; et c’est pourquoi,au pont de Nogent , le joint le plus ouvert se trouvait alorsplacé vers le vingt-sixieme cours.
Lorsque la clef est posée et que le décintrement est fait, lesparties supérieures de la voûte DE et d .E (PL X, fig. 7 ) ne sontplus soutenues que par leur pression réciproque, et, à raison dutassement qui se produit, leur point d’appui commun se trouvenécessairement porté en E à l’extrados : les joints tendent doncà s’y resserrer, ainsi qu’on l’observe constamment, et quelquesconstructeurs ajoutent même à cet effet, en y chassant des coinsdont l’objet est d’augmenter la solidité de la voûte, en même-temps que l’énergie de la pression que ces deux parties exercentl’une sur l’autre, et au moyen de laquelle elles se soutiennentmutuellement.
Cependant, l’effort de cette pression se reporte nécessairementvers les culées et les parties inférieures de la voûte qu’il tend àrenverser en les faisant tourner autour de leurs arrêtes exté-rieures K et h Chaque moitié de la voûte se sépare en deuxparties à de certains points D et d, qui servent de points d’appuiaux parties supérieures, et par lesquelles leur effort se transmetaux culées ; ces points d’appui se trouvent nécessairement placésà l’intrados. Si les culées n’ont pas assez de stabilité pour résisterà l’effort de la voûte, les quatre parties s’écroulent en tournantautour des points K, D, E, d et K. Si elles sont capables de lesoutenir, l’effet du tassement se borne à faire resserrer les joints al’extrados près du point E, et à l’intrados près des points d et D ;
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