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Tome premier.
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3ia CONSTRUCTION

et à les faire ouvrir à l’intrados près du point E, et à l’extrados

près des points D et d.

La position des points d et D, que l’on nomme points de rup-ture, qu’il est extrêmement.important de connaître exactement,dépend de la figure de la voûte et de la distribution des poidsquelle supporte. Au pont de Nogent , dont nous avons parléci-dessus, la position des joints de rupture était naturellementindiquée entre le seizième et le dix-septieme cours de voussoirs,par les points d’inflexion des deux lignes inférieures tracées surles têtes. Au pont de Neuilly, on n’avait pu la découvrir par lemême moyen, à raison de la forme des têtes qui sont en arc decercle, mais on a reconnu que les joints de rupture étaient placésentre le vingt-sixieme et le vingt-septieme cours, parce que

c’était dans cet endroit que le joint s’était ouvert davantage àl’extrados..

On voit que les voûtes ne peuvent s’écrouler qu’autant queles voussoirs placés près de la clef, des points de rupture et dela base des culées, se séparent les uns des autres en tournantautour de leurs arrêtes. La ténacité du mortier s’oppose à ceteffet, et cette ténacité peut être assez grande pour que la voûtese soutienne, comme cela arrive quelquefois dans des construc-tions anciennes, quoique les culées n’aient pas toute l’épaisseurqu’elles devraient avoir. On ne peut cependant gueres comptersur 1 adhérence du mortier, parce que son effet ne se fait sentirqu’au bout d’un certain temps ; et, quoique, en laissant lesvoûtes sur leurs cintres, on pût donner à la maçonnerie le tempsde prendre corps , il est convenable de n’avoir point égard àl’augmentation de solidité quelles peuvent acquérir par ce^oyen, et qu’il serait d’ailleurs difficile d’évaluer exactement.