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pierre; il faut avoir e'gard aussi à diverses-circonstances qu’iln’est pas possible de soumettre au calcul, telles que la naturede la construction qui peut être uniquement en pierres de taille,ou dont quelques parties peuvent être en moellons ou en libages,la force des chocs à laquelle la pile doit être exposée, soit de lapart des glaces, soit de la part des arbres ou des autres corpsque la riviere peut entraîner, et sur-tout la maniéré dont la piledoit être fondée. Il n’est pas douteux, en effet, que, lorsque lacharge considérable qu’une pile doit soutenir est répartie surune grande surface, sa fondation ne doive inspirer plus de con-fiance , soit sous le rapport des afïouillements , qui sont alorsmoins dangereux et plus faciles à réparer, soit sous le rapportdes tassements inégaux qui peuvent s’y manifester ; et on nepeut gueres, par cette raison, se dispenser de faire porter surune large base une pile dont le corps a peu d’épaisseur.
SECTION IL
DE LA FORME DES PILES.
La forme des piles, et sur-tout celle de leurs avant-becs, estun objet important, et qui, lorsque les piles sont très larges,peut influer considérablement sur la solidité et sur la durée d’unpont. Quand cette forme est mal conçue, elle est effectivementune des causes des affouillements qui se manifestent, et elleajoute toujours à l’énergie de celles qui peuvent provenird’ailleurs.
Il paraît, au premier coup d’oeil, que si le débouché d’un pont
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