Band 
Tome premier.
Seite
351
JPEG-Download
 

DES PONTS. 35 j

a perdu de sa vitesse contre l’obstacle quelle a rencontré ; etquoique, par cette raison, la rapidité du courant soit générale-ment plus grande au milieu de l’arche qua l’épaulement de la pile,cet endroit n’en est pas moins exposé à cause des chûtes et destournoiements qui s’y forment, et qui attaquent le terrain etcausent les affouillements. Tous ces effets, qui se reproduisentplus ou moins, quelle que soit la forme de la pile, sont d’autant,plus marqués que les faces frappées par le courant lui sont op-posées plus directement.

On sait que, quand l’eau s’introduit dans un canal plus étroitque celui où elle coulait d’abord, la vitesse doit augmenter parl’effet de la diminution de la section : si l’entrée du canal étroitn’est point évasée , et si la section diminue subitement, il y anécessairement une contraction qui oblige le courant à prendreune vitesse plus grande que la diminution de la section nel’exige. Il est donc important de rendre cette contraction lemoins forte qu’il est possible, et cet objet est d’autant plus essen-tiel qu’on évitera alors la chute qu’elle occasionne à l’épaulementde la pile, et qui est la cause des affouillements. C’est dans cettevue que nous avons cherché à comparer les effets de la contrac-tion pour des piles de diverses formes , dans des expériencesdont nous allons rendre compte, après avoir parlé de quelquesrecherches qui ont été faites sur le sujet qui nous occupe.

On trouve dans les Recherches sur la construction la plusavantageuse des Digues, de MM. Bossut et Viallet (i), la solutiond’un problème dont l’objet est de déterminer la forme la plusconvenable a donner à la tête d’une jetée. La tete dune jetee et

(i) Page 4 1 , édition de l’an 8 ( du fonds de Firtnin Didot, rue de Thionville. )

45 .