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Tome premier.
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DES PONTS. ;*55

Il faut aussi chercher à les garantir des effets du choc des glaces,des trains de bois et des bateaux : on ne peut y parvenir qu’endonnant aux avant-becs beaucoup de solidité ; qu’en prenantgarde de faire leur angle saillant trop aigu, ce qui donneraittrop de prise aux dégradations, et d’émousser trop cet angle,ce qui le rendrait moins propre à briser et à écarter les glaçons.Pour éviter la contraction, il est indispensable de faire des ayant-becs très-longs, et de les terminer en pointe. Il est donc impossiblede remplir à-la-fois les deux convenances ; et comme, suivant lecas où on se trouve, il peut être plus essentiel d’avoir égard àl’une qu’à l’autre , on choisit parmi les formes usitées celle quiest la plus propre à remplir l’objet qu’on a principalement envue. Nos expériences mettront les constructeurs à même de fairece choix avec connaissance de cause.

Ces expériences ont été exécutées par le moyen d’un canalrectangulaire, en planches de 5o centimètres, de largeur, danslequel on plaçait des modèles de piles de i5 centimètres d’épais-seur, et où l’eau coulait sur euviron 4o millimétrés de hauteur.On imprimait au fluide, par le moyen d’une chûte, une vitessed’environ 3,9 métrés par seconde, ce qui est à-peu-près celle desgrandes rivières dans les crues. On a observé avec soin toutes les

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circonstances de la contraction dans différentes especes de piles,et mesure et modelé les remous et les courants qui se formaient.

La première expérience ( PI. XIII, fig. 1 ), a été faite sur unepile dont l’avant-bec était rectangulaire. Le remous formé au-devant de la pile a présenté une espece de bourrelet A, à-peu-prescirculaire, qui s’est élevé de 34 millimétrés au-dessus du niveaude l’eau, en formant à l’angle d’épaulement une cliûte presqueverticale. Le long des faces latérales de la pile, on observait deux