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autres courants B, C, inclinés assez uniformément, et qui n’étaientréels qu’à la surface. Au-dessous, l’eau animée de la vitesse dueà la chute du remous, formait une nappe très-rapide et très-dangereuse. Lorsqu’on substituait deux culées à la pile, il seformait deux bourrelets pareils, qui allaient se rencontrer aumilieu de l’arche où ils se croisaient réciproquement. On a tracé,au-dessous de la figure, les profils de l’eau pris en différentsendroits. On les distinguera facilement au moyen des lettres derenvoi.
Dans la seconde expérience (fig.a), l’avant-bec de la pile offraitun triangle dont l’angle saillant était droit. Il ne forme pas unaussi grand obstacle que le rectangle ; cependant le remous s’élèveaussi haut. Les deux courants qui s’établissent contre les flancsde la pile sont bien moins forts, mais la chute qui se forme àcôté de 1 epaulement est pour le moins aussi profonde et peut-être plus dangereùse. Le courant forme au-devant du remous
une espece de nappe où l’eau retombe en revenant sur elle-même,ainsi qu’on peut le voir par les profils.
La troisième expérience (fig. 3) a été faite sur une pile où leplan de l’avant-bec était un demi-cercle. Le remous s’est élevéà-peu-près à la même hauteur que dans les expériences précé-dentes , mais il était moins large. Il formait deux courants : lepremier A suivait une pente douce le long des faces de la pile;le second B semblait être produit par l’opposition du premier ; etaucun des deux ne formait de chute contre la pile. L’eau s’élèveau-devant de la pile en amont, mais au milieu de l’arche, elleconserve sensiblement son niveau, et augmente seulement devitesse à mesure que le courant principal est resserré par lesdeux courants résultant du remous,