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et au frottement, quel était le prisme qui exerçait la plus grandepoussée sur le mur de revêtement, et il a trouvé, pour détermi-ner ce prisme, une expression dans laquelle il entrait seulementla hauteur du mur et le rapport du frottement à la pression.
M. de Prony a analysé la question avec beaucoup plus de soin etd’exactitude, et il est parvenu à un théorème qui donne le prismede plus grande poussée sous une expression très-simple. Ce théo-rème a été publié, pour la première fois, en l’an 8, dans la mé-canique philosophique, et M. de Prony l’a exposé de nouveauen 1802, dans ses recherches sur la poussée des terres. C’estd’après ce dernier ouvrage qu’on va donner ici la théorie de laconstruction des murs de revêtement.
Cette théorie comprend deux questions : dans la première, ils’agit d’évaluer l’action des terres sur le mur; dans la seconde,il faut chercher la forme et les dimensions qu’il est convenable
de donner au mur pour résister à cette action. On va les traitersuccessivement.
De la maniéré d’évaluer la force qui résulte de la poussée
des terres.
Les différentes parties d’une masse de terre sont liées entre ellespar la cohésion, et, lorsqu’elles glissent les unes sur les autres,le frottement s’oppose à leur mouvement. Nous supposerons ici,conformément à l’expérience, que la résistance produite par lacohésion est proportionnelle à la surface de rupture, et que lefrottement est proportionnel à la pression normale.
L’effort que le mur de revêtement doit soutenir est la pressionproduite par le prisme de terre qui s’éboulerait si ce mur n’exis-tait pas. Ce prisme est séparé de la masse de terrain par une