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surface que l’expérience a démontré être plane dans tontes lesterres nouvellement remuées, et l’inclinaison de ce plan du talusest déterminée, pour chaque espece de terre, par la valeur de lacohésion et du frottement. Quand les terres sont peu cohérentes,ou qu’étant nouvellement remuées on peut faire abstraction deleur cohésion , l’inclinaison du plan du talus est indépendantede la hauteur du déblai et se trouve uniquement donnée par lavaleur du frottement; mais quand on fait entrer en considéra-tion la cohésion des terres, l’analyse démontre que l’angle formépar le plan du talus et par la verticale doit être plus ou moinsconsidérable, suivant que la hauteur du déblai est plus ou moinsgrande.
On pourrait penser d’abord qu’en, cherchant la pression pro-duite par le prisme de terre qui tend à s’ébouler, on doit le
te
considérer comme un corps solide-porté sur le plan du talus,où il est retenu par la cohésion et le frottement, et par Factiond’une force horizontale. Mais il faut remarquer, d’une part, que,dans cette hypothèse, ce prisme n’a aucune tendance à glisser,puisque l’inclinaison du plan du talus est telle que le frottementet la cohésion seuls y retiennent les terres en équilibre ; et, del’autre, que le prisme ne forme point une masse solide : et si onconçoit qu’on ait fait passer, par son arête inférieure, une suitede plans moins inclinés que celui du talus, il se trouvera néces-sairement un de ces plans dont la position sera telle, que leprisme qu’il séparera , considéré dans l’hypothese dont nousvenons dl parler, aura besoin d’une plus grande force horizon-tale qu’aucun autre prisme, pour s’opposer à son glissement.
N ommons,
P la puissance horizontale qui soutient le prisme de terre ;
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