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Tome premier.
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D E S P O N T S. 385

duite des formules analytiques, et au moyen de laquelle la détermi-nation de cette épaisseur s’opère par le tracé d’un petit nombre de

lignes.

On peut voir, par cette analyse des premiers paragraphes de l’ou-vrage de M. de Prony, combien l’idée que M. Mayniel, sous-directeurdes fortifications, en a donnée dans l’ouvrage qu’il a publié en 1808sur la poussée des terres est inexacte , et combien les observationsqu’il a faites sur cet ouvrage sont mal fondées.

On lit dans le traité de M. Mayniel, page 125 et 126 « que Coulombayant observé que les terres végétales abandonnées à elles-mêmes pre-naient un talus de 5 o degrés, et que, dans ce cas, d’après la théoriedu plan incliné, le frottement était égal à la pression , M. de Prony,Æaprès cette idée , a introduit dans l’équation d’équilibre, au lieu de

rapport du frottement à la pression, l’expression ~— .... que cette

détermination de f, d’après la théorie du plan incliné, quoique très-ingénieuse , laisse des doutes sur sa valeur, que l’expérience seule peutfaire disparaître ; car on sait que lorsque les pressions deviennent con-

sidérables, et qu’elles varient, le rapport du frottement à la pressionvarie aussi ; qu’il faut prendre le rapport du frottement à la pression

sur le plan incliné formé par l’éboulement ; au lieu que

tang. r

^sup-

pose que dans les terres, de quelque nature qu’elles soient, le rapportdu frottement à la pression est constant et commun, quelle que soitl’inclinaison du talus sur lequel il a lieu. Car le rapport du frottement

à la pression, exprimé par —désigne le rapport du frottement

à la pression , pris sur le plan cf inclinaison du talus naturel des terres,tandis que, dans l’équation d’équilibre, la pression est prise sur leplan du talus formé par l’éboulement du prisme de plus grande pous-sée. Ainsi , pour lever toute espece de doute, il faut déterminer lefrottement sur le plan sur lequel il a lieu ; etc. »

Les personnes qui ne connaîtraient point le travail de M. de Pronypourraient croire, d’après cela, qu’il n’a considéré le problème de la