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poussée des terres que dans l’hypothese restreinte du talus de 5ogrades, tandis qu’on vient de voir qu’il avait au contraire donné àson analyse toute la généralité dont la question est susceptible. U estd’ailleurs facile de répondre aux objections de M. Mayniel. Ce n’est pasd’après l’idée de Coulomb que M. de Prony a substitué au rapport dufrottement à la pression la cotangente de l’angle du talus sur lequelles terres se soutiennent en équilibre à l’aide dû seul frottement, etcette transformation de la constante /'est simplement un résultat despremiers principes de la mécanique, depuis long-temps familier à tousles physiciens. Il ne reste point, sur la valeur de f, de doutes que l’ex-périence seule puisse faire disparaître, puisque la valeur de f est don-née par l’expérience même, et par la simple observation de l’angled’inclinaison du plan du talus des terres nouvellement remuées; etcette valeur ainsi déterminée, pour une certaine espece de terre, doitêtre employée quel que soit le prisme dont on évalue la poussée.
U est indifférent par soi-même d’exprimer d’une maniéré ou d’uneautre le rapport du frottement à la pression dans l’équation d’équi-libre , et M. de Prony, en écrivant - à la place de /', n’a eu d’autre
but que de donner à cette équation sa forme la plus simple, et cellequi était propre à le conduire au résultat ç = -f t- M. Mayniel pense,page ia6, « que ce résultat, très-simple sous la forme analytique,n’offre point la même simplicité dans l’application, parce qu’il fautavoir recours aux tables de logarithmes» : il paraît, par ce passage , queM. Mayniel ne partage point l’opinion générale des savants et des ingé-nieurs instruits, qui pensent que la disposition des formules est d’au-tant plus parfaite, qu’elles sont plus susceptibles d’être calculées parle moyen des logarithmes; et, si on jette un coup-d’œil, dans son ou-vrage , sur les valeurs de Q , de tang. ç et de x , page 11 5 et suivantes,on se convaincra qu’il s’est peu occupé de donner à ses formules del’élégance et de la simplicité, et d’en rendre le calcul facile.
M. Gauthey n’ayant pas jugé à propos , à raison des progrès queMM. Coulomb et de Prony ont fait faire à la théorie de la poussée des