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CANAUX
Cette province enverra aussi sur le canal des sapins pour la mâturedes vaisseaux des ports de l’Océan, des poutres et des planches dumême bois, dont on fait actuellement un grand transport par terre.On estime que ces objets feront la charge de vingt à trente bateaux.
On tire aussi sur la Loire des sapins en planches du Forez ; maisil faut les amener par terre à Saint-Rambert, de quatre à six lieues.
11 remonte à Digoin chaque année quatre-vingt bateaux de sels.Une partie remonte jusqu a Roanne ; mais l’on peut compter qu’il enpassera au moins la moitié de cette quantité par le canal, pour êtrede-là distribuée dans la Bourgogne, même du côté de Dijon , où onva le chercher sur l’Yonne , en le transportant à plus de vingt-cinqlieues par terre, tandis qu’il n’y aura que cinq à six lieues de trans-port par terre depuis Saint-Jean-de-Lônc. Par conséquent, la plusgrande partie des sels qui remontent la Seine pour la Bourgogne prendront la voie de la Loire , qui est plus courte tant par eau queparterre, et l’on peut estimer qu’il passera en tout environ cinquantebateaux de sel sur le canal.
Les marchandises venant de l’Océan et du nord de la France pour les provinces méridionales consistent en épiceries, sucres, boisde teinture, drogues , marées salées, morues. Il vient aussi des drapsde Champagne, cle Picardie et de Normandie, des toiles de Flandre et de Hollande.
Du côté du Midi et delà Méditerranée, on tire beaucoup de cotons,des oranges, citrons, figues et raisins secs, des huiles et olives, dela quincaillerie, des étoffes de soie, et toutes les marchandises quiviennent des échelles du Levant.
Presque toutes ces marchandises se voiturent actuellement parterre, et il est assez difficile d’estimer, même par approximation, àquoi peut monter ce commerce. Je tâcherai cependant d’établir mescalculs sur quelque autorité. M. Perronet a fait des recherches surcet objet lorsqu’il vint en Bourgogne . Sur les informations que j’aiprises, il m’a paru qu’il a porté les choses assez bas, ou que le coin-