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CANAUX
trêmemcnt longues, et ayant qu’il ne soit fini, la compagnie qui auraentrepris le canal du Charolais jouira de tout le commerce des deux.
Il est même certain que ces deux canaux, bien loin de se nuire,se prêtent en beaucoup de circonstances un secours mutuel, et quele canal du Charolais fournira à celui de Dijon des branches de com-merce qu’il n’aurait pas eues. Les charbons de terre de Mont-Cenis,Blanzy , etc., après avoir passé le canal du Charolais, remonterontla Saône jusqu’à Saint-Jean-de-Lône, et de là entreront dans lecanal de Dijon , fourniront cette capitale et tout le pays qui est au-dessus , qui ne peut tirer cette marchandise que par terre et de fortloin, et cette exportation sera certainement très-considérable. Lesplâtres, les marbres, les poissons du Charolais se transporterontencore sur le canal de Dijon , et sans le premier canal ces marchan-dises n’y seraient jamais venues. Il en est de même de plusieursautres objets qu’il est inutile de détailler. D’un autre côté, les blésde l’Auxois, après avoir passé par le canal de Dijon , pourront serépandre dans les pays qu’arrosent la Dheune et la Bourbince, etmême le long de la Loire : ce sera un débouché de plus qui établiraune concurrence entre les acheteurs, et eu facilitera le débit.
ARTICLE VI.
Comparaison du, produit de ce canal avec celui des autres canaux
qui sont exécutés.
La quantité de trois mille huit cent soixante-douze bateaux quej’ai trouvé que pourrait fournir le commerce du canal du Charolais ,loin d’être excessive, ne paraîtra pas même portée au point où ellepeut monter, lorsqu’on fera attention qu’il passe plus de quatremille bateaux chargés sur le canal de Loing.
M. de Chézi, dans son mémoire du mois de décembre 1753, rap-porte qu’il en a passé pendant l’année précédente cinq mille cin-