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Tome troisième.
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CANAUX

bois coûtent 7 fr. 5 o c. Il n’y a pas de droit sur les bois de marine.La distance de Nantes à Digoin étant de cent vingt-huit lieues, c’est

6 c. pour 49° kilogrammes par lieue.

Les trains de bois de marine contiennent 69 mètres cubes , etpaient 200 fr. de voiture, péage compris, de Digoin à Orléans . C’est1 fr. pour 0,3428 mètre cube pesant 294 kilogrammes, et 1 fr. 67 c.pour les 490 kilogrammes conduits à cinquante-six lieues, ou 3 c.par lieue, compris les droits qui sont de 1 fr. sur 17 mètres cubes.

Voiture des fers.

De Digoin à Orléans la voiture est de 8 fr. par 490 kilogrammes,et 4 fr- de droits. C’est i '4 c. de voiture par lieue, et 7 c. de droitspar 490 kilogrammes. Depuis Digoin à Roanne , ces fers paient G à

7 l’r. les 490 kilogrammes, droits compris. 1

Voiture des marchandises d’épicerie.

D’Orléans à Digoin , en remontant, les marchandises coûtent 25 à3 o fr., compris les droits qui sont de 1 fr. 90 c. On en a remontépour 20 fr., mais cela est rare. Comme il y a cinquante-six lieues,c’est 5 o c. par lieue, et au moins 3 o c. ; on peut compter sur 45 c.

Il résulte de ces différents prix que les 490 kilogrammes revien-nent pour une lieue en descendant à 26 cent, pour le blé, i4 cent,pour les fers, 10 c. pour le vin, et 6 c. pour le bois. En remontantils reviennent à 48 c. pour le blé, 45 c. pour les épiceries, et 20 c.pour le sel.

On remarquera que le blé est plus cher que les autres marchan-dises , parce qu’il faut doubler les bateaux et le soigner. Le sel nerevient qu’à moitié, parce que l’on en remonte jusqu’à quatre-vingtbateaux à-la-fois chaque année; et lorsque le commerce sera établi,on peut espérer que l’on fera voiturer toutes les autres marchandisesà-peu-près au prix du sel en remontant, qui est de 23 c., et au prixdu bois eu descendant, qui est de 6 c. Les droits sont aussi moins