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Tome troisième.
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CANAUX

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qu’ il est très-difficile de savoir, parce que les intéressés le tiennentfort secret. Ceux de Languedoc avouent que ce canal rapporteGoo,ooo fr., et l’on pense qu’il doit rendre davantage. Mais lasituation de celui du Charolais promet un commerce bien plus*étendu que celui du canal de Languedoc , qui étant situe' à une ex-trémité de la France ne peut pas être utile à beaucoup de provinces,tandis que par l’autre canal les trois quarts du royaume en profite-ront réellement, et qu’il est peu de pays qui fournissent plus demarchandises dun gros volume à transporter que celui qu’il parcourt.M. De Lalande assure que les canaux de Briare, Orléans et Loing rap-portent jusqu’à 1,200,000 fr. Ceux-ci joints ensemble doiventmieux se comparer à celui du Charolais qu’avec aucun autre, puisquela distance de la Saône à la Loire est la même que celle de la Loire à la Seine, et que les canaux de Briare et d’Orléans ne doivent êtreregardés que comme deux branches séparées du canal de Loing. Parconséquent on doit être assez certain qu’il s’en faut de beaucoup cpiel’on ait porté trop loin le revenu du canal du Charolais, en estimantqu’il rendrait au moins un million par an.

On verra par la table ci-jointe (1) que l’intérêt des sommes em-pruntées monte à 900,000 fr., et que c’est porter les choses au plushaut point que d’estimer la somme totale à emprunter à 8,100,000 fr.

ARTICLE V.

Le commerce de Lyon préférera la 'voie du canal a celle de Roanne .

La seconde objection que l’on ait faite est que la communicationdu canal de Bourgogne avec la Loire ne serait pas aussi avantageusequ’elle pourrait le paraître à la première inspection, vu que cetterivière sert déjà au commerce de Lyon à Paris , au moyen d’un seul

(1) Etat des emprunts à faire.

Toutes les dépenses à faire pour parvenir à l’exécution du canal du Charolais