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Tome troisième.
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CANAUX

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Le pont de Saint-Jean-de-Lône souffrirait peu de l’augmenta-tion du volume d’eau que fournirait le Doubs , parce que les inon-dations s’étendent dans la prairie, où il n’y a pas de levée. Le pontde Seurre en souffrirait davantage, s’il n’était pas déjà fort grand,puisqu’il équivaut pour l’ouverture à-peu-près aux deux ponts deCliàlons. Au surplus, on percerait encore de quelques ponts la levéede Pouilly.

La longueur du trajet depuis Choisey à la Saône est un tierssur le duché de Bourgogne, et deux tiers sur la Franche-Comté ,et par le projet qui commence à Dole , il n’en est que le quart : maisles ouvrages à faire sur l’une et l’autre province paraissent à-peu-près dans la même proportion, soit que l’on fasse simplement uncanal de navigation, soit que l’on fasse passer le Doubs en entierdans un nouveau lit.

MM. les administrateurs de la Province de Bourgogne , malgréles dépenses dont le roi les a chargés pour l’établissement du canalde Dijon à Saint-Jean-de-Lône, doivent être d’autant plus portesà contribuer pour ce qui les regarde à la communication du Doubs à la Saône , telle que je la propose, qu’ils n’ont que ce moyen detirer un parti très-avantageux du canal de Dijon ; et la province deFranche-Comté est par la même raison très-intéressée à adopter cemême projet, en ce que c’est le seul moyen de rendre florissante lanavigation du Doubs et du canal projeté pour la jonction du Doubs au Rhin , puisque, s’il n’e'tait pas question de ce dernier canal, il suf-firait pour le duché de Bourgogne que l’on fit passer le Doubs dansla Saône par le vallon de la Blaine, sans y faire ni écluses, ni digues,ce qui serait beaucoup moins cher que l’établissement du simple canalde navigation ; les deux provinces doivent aussi mettre en considéra-tion la conservation d’un grand pays dans lequel le Doubs fait desdégâts affreux, qui seraient par ce moyen empêchés pour jamais.

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