DE NAVIGATION.
3 o 5
Le troisième est de faire passer les bateaux par les canaux de Briareet de Loing. Ces canaux suffisent à peine pour leur navigation ac-tuelle, qui est fort gênée en été, pendant plusieurs mois, faute d’eau.Comment pourrait-on y ajouter une autre navigation , qui doit aumoins lui être égale ?
Le quatrième, est que ces canaux n’appartenant pas au roi, niau public, les propriétaires y perçoivent des droits qui montent, à ceque l’on prétend, chaque année, tous frais faits, à 5 ooooo fr. Pourdonner par ces canaux la même liberté et franchise que par celui dePouilly, il faudrait en acheter la propriété, qui coûterait certaine-ment plus qu’on n’aurait eu l'intention d’épargner.
Le cinquième inconvénient est que le trajet entier de Lyon àParis , serait de treize lieues plus long par les étangs de Long-Pendu,sans aucun avantage, et au contraire, puisque la navigation par laLoire serait bien plus difficile que par l’Yonne .
M. Perronet linit son mémoire par dire que, quoique les écrits deM. Thomassin contre le canal de Pouilly, et en faveur de celui deLong-Pendu, ne contiennent rien de précis, mais des discours vagueset exagérés, ils ont néanmoins donné lieu dans le temps à beau-coup d’incertitude et ont empêché de faire ce canal; mais que depuis2.5 ans environ la question a paru tout-à-fait décidée, et que l’onn’a plus pensé qu’au canal par Pouilly, d’après la proposition deM. Abeille et les-avis de M. Gabriel, premier inspecteur des ponts etchaussées,de M. de Regemorte l’aîné, et enfin d’après l’examen qu’ilen avait fait en 1765, par les ordres de M. Bertin, ministre; qu’ilï'ésulte du mémoire très-détaillé qu’il a fait alors avec M. de Cliézy,en date du 28 décembre de la même année, qu’il 11e se trouvait pointà beaucoup près assez d’eau pour établir cette navigation par lesétangs de Long-Pendu, et qu’il était préférable à tous égards, d’éta-blir le point de partage à Pouilly, où l’on pouvait rassembler plus de2000 pouces d eau, même en temps de sécheresse; que ce projetaété adopté par M. Bertin, M. l’abbé Terray et M. de Trudaine, et que3 3 q