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Tome troisième.
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CANAUX

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lexécution en avait été commencée depuis deux ans ; quil pense quelon trouvera dans les mémoires, et dans ce qui vient dêtre dit, desmotifs assez bien établis, pour que lon ne doive plus mettre enquestion lequel de ces deux différents projets devait être préféré.

M- Perronet finit par dire: « Au surplus, M. Gautliey, que lon a<c indiqué à M. Turgot pour la vérification du projet par les étangs« de Long-Pendu, est un des sous-ingénieurs de la Bourgogne : il sort« de lécole des ponts et chaussées, cest un homme fort instruit et« de bonne conduite, il serait très en état de faire cet examen, sil y« avait lieu despérer que lon pût retirer quelque utilité de son travail,« ce quil est bien éloigné de penser, à cause des inconvénients réels« quil y aurait à établir la navigation par la Loire et les canaux de« Briare et de Loing. »

M. Damas dAnlezy adressa au sieur Gautliey, le a mars suivant,de la part de M. Turgot , ce mémoire avec la lettre qui y avait donnélieu, en lui marquant que les personnes qui favorisaient le canalde Pouilly pressaient infiniment M. le contrôleur général de luidonner la préférence; quil priait le sieur Gautliey de faire prompte-ment une réponse au mémoire de M. Perronet principalement, et desattacher sur-tout à prouver que leau ne manquerait pas au canal deLong-Pendu, quil ajouterait lui même ce quil fallait dire sur lob-jection faite par rapport au canal de Briare, et quil ferait observersur-tout au ministre que M. Perronet soccupe uniquement de la na-vigation de Lyon à Paris , qui ne doit pas fixer toute son attention.« Enfin, dit-il, monsieur, nous navons en vue, vous et moi, que le« bien public : si nous ne pouvons pas le faire dans ce moment,« nous aurons du moins la satisfaction de lavoir tenté. »

Le sieur Gautliey fit aussitôt un mémoire succinct en réponse aumémoire de M. Perronet; et il y joignit, daprès les cartes de France de M. Cassini, une carte des ruisseaux deTorey et de Marigni, qui pou-vaient fournir leau au point de partage, en indiquant les endroitsil avait trouvé avec le niveau, que lon pouvait remonter ces ruis-