DE NAVIGATION.
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seaux pour être au-dessus de 1 étang de Montchanin, et pour qu'ilspussent y être conduits. Il joignit aussi une carte du point de par-tage du canal de Pouilly et des ruisseaux qui devaient fournir àalimenter ce canal, et il démontra par-là que l’étendue du terrainsur lequel tombaient les eaux de pluie qui formaient les sources ducanal de Long-Pendu, était plus considérable que l’étendue duterrain qui recevait les eaux de pluie qui formaient les sources quiserviraient à alimenter le point de partage de Pouilly, et que lesruisseaux qui étaient le produit de ces sources devaient être, etétaient réellement beaucoup plus considérables à l’endroit où onpourrait les détourner pour le point de partage de Long-Pendu,que pour celui de Pouilly ; qu’il était vrai que M. Thomassin n’avaitpoint parlé de cette réunion de deux petites rivières à celles deDheune et de Bourbince, et qu’il n’était pas étonnant que M. Per-ronet, qui n’avait été chargé que d’examiner le projet de M. Thomas-sin , et qui ne savait pas que l’on pût disposer d’autres ruisseaux quede ceux dont parlait cet ingénieur, pour les conduire à la hauteur dupoint de partage, eût été d’avis qu’il ne fallait pas songer à faire cecanal.
Le sieur Gauthey répondit aussi aux autres objections, et observaque, quoique le Charolais que traversait le canal ne fût pas un bonpays, c’était peut-être un de ceux où il était le plus avantageux defaire un canal, parce qu’il abondait en bois et en charbons de terre,qui n’avaient presque pas de valeur dans le pays, parce que lestransports en étaient très-dispendieux, et que , par le moyeu d’uncanal, ces transports se faisant à très-peu de frais, ces denréesauraient un grand débit; que ces mêmes bois, loin de s’épuiser, neferaient qu’augmenter en étendue, puisque l’on aurait réellementde l’avantage à en planter de nouveaux dans des terrains qui effecti-vement ne rapportant que du seigle, sont actuellement de peu devaleur, et sont neanmoins très-propres à faire venir des bois qui
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