APPRÉCIATION ET RÉCOMPENSES. 101
l’eu de comités répondirent à l’appel qui leur étaitadressé. Un grand nombre de patrons ne furent pas avertisen temps utile; beaucoup ne comprirent pas l’invitationqui leur était faite; enfin, un certain nombre se récusèrent,11 e saisissant pas l’esprit bienveillant de la mesure ou crai-gnant de perdre leurs meilleurs ouvriers en les désignantpar des suffrages publics à l’attention de leurs concurrents.11 est juste de dire que, par exception, quelques patronsdevancèrent l’appel, et que plusieurs, exagérant le senti-ment de justice qui avait dicté la décision de la Commis-sion impériale, mentionnèrent en masse tout leur per-sonnel. Malgré ces conditions défectueuses, l’épreuve eutson côté fécond. Elle créa, en industrie, un droit nouveau,celui du coopérateur.
Pour bien apprécier certains instruments de produc-tion , il fallait les voir fonctionner. C’est ainsi que la plu-part des machines procédant des applications de la phy-sique et de la chimie devaient s’offrir aux jugements desjurys. 11 importait pour la régularité et la sûreté des opé-rations, que des moyens de constatation fussent préparés àl’avance. Je désignai deux membres du jury pour diriger etcentraliser les expériences.
On en fit un assez grand nombre dans le Palais, au Con-servatoire des Arts et Métiers ou dans le jardin; quelques-unes même sur la Seine . Les expériences agricoles furenten général exécutées à Trappes (Seine-et-Oise ), sur lesterres d’un membre du jury, qui offrit gracieusement l’em-placement.
Je fis faire, autant que possible, les expériences d’en-
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