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RAPPORT SUR L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.
Visites cl étudesdu présidentde la (xunmissionimpériale.
Assimilation
des
jurés suppléantsaux
jurés titulaires.
semble sous mes yeux et présidai en particulier à cellesqui eurent lieu à Trappes , jugeant utile de leur donner uncertain apparat et d’en faire une sorte de fête agricole. Jeme préparai par là aux discussions qui allaient avoir lieudans le conseil des présidents.
Les études qui, sous ce rapport, me furent le plus profi-tables, sont celles auxquelles je me suis livré dans une sériede visites qui durèrent plus de deux mois, et qui furent faitesdans un ordre méthodique. J’étudiai d’abord les vingt-sept classes de l’Industrie, puis la Galerie d’économie do-mestique, et enfin les trois classes des Beaux-Arts. J’exa-minai ensuite les produits, non plus selon leur nature etisolément, mais par nationalités, cherchant ainsi à merendre compte, par voie de comparaison, des progrès ac-complis et de l’importance relative des ressources des diffé-rents Etats.
Dans le cours de ces visites, j’ai trouvé le plus bien-veillant empressement de la part des notabilités savantes,des commissaires étrangers et des industriels distinguésqui ont bien voulu m’accompagner et m’instruire.
Au moment où les opérations des classes semblaienttoucher à leur terme et ne plus attendre que la sanctiondes groupes, beaucoup de membres du jury quittèrentParis . Cette dispersion est un des inconvénients les plusgraves de tout jury international. Le même fait avait étésignalé à l’Exposition anglaise. C’est qu’en effet, à moinsde renoncer à composer les jurvs des hommes les plus dis-tingués, il est difficile de trouver quatre cents personnesayant assez de loisir pour consacrer deux ou trois mois