10/1 H U’I’UKT suit L’EXPOSITION U.MVEKSELLE I)E 1855.
«lents pût procéder à l’examen des médailles d'honneur.Les délibérations donnèrent lieu à seize séances que je melis un devoir de présider.
Dans la première réunion, le conseil décida qu’il seraitd’abord fait une lecture des propositions, et que cette lec-ture aurait pour effet, d’une part, la prise en considérationdes propositions «pie le conseil jugerait propres à être sanc-tionnées par lui, mais sur lesquelles il ne serait définitive-ment statué qu’après une révision générale du travail, etd’autre part le rejet de toutes celles qui ne sembleraient pasrentrer dans les prescriptions du règlement.
En se livrant à ce premier examen, le conseil fut frappédu défaut d’harmonie qui se révélait, malgré des prescrip-tions réitérées, dans l’appréciation des différentes classes.In petit nombre avait montré beaucoup de sévérité; lagrande majorité, au contraire, une excessive indulgence.La valeur morale des grandes médailles d'honneur se trou-vant ainsi, par la profusion avec laquelle elles avaient étéaccordées, singulièrement amoindrie, je crus qu’il était in-dispensable de prendre une mesure décisive.
Nous étions trop nombreux pour pouvoir tra\ailler avecrapidité et avec fruit; le temps se perdait en discussions oùl'on remettait sans cesse en question les principes adoptés,(l’étaient des luttes d'amour-propre entre les diverses classes,entre les diverses nationalités, entre les divers systèmes éco-nomiques et industriels qui se trouvaient représentés dans leconseil. Nous avancions lentement, et, dans les résolutionsprises, il y avait des contradictions. Ces discussions n’étaientcertainement pas sans utililé, mais elles pouvaient nous