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Tome premier.
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PliF.VHEHE KPOQIE. 13

Ce hoa-chè est, sans aucun doute, le talc (l) (silicate de magnésieet d'alumine), aujourd'hui employé en Europe dans la fabricationde la porcelaine de Piémont.

Le vernis qu'on applique à la porcelaine se prépare avec le pc-tun-tse (feldspath et le che-kao (quartz'', finement puhérisés. « Ony ajoute, dit le P. Dcntrecolles, une huile qu'on fait avec des cen-dres de fougère et de la chaux vive, mêlées et traitées par l’eau. »Évidemment cette huile n'est autre chose qu'une solution de po-tasse caustique.

Ainsi les Chinois connaissaient depuis longtemps la préparationdes alcalis caustiques au moyen de la chaux vive, et des cendres,non pas du premier végétal venu, mais de la fougère, plante pré-cisément très-riche en potasse.

Vu l'immense population de la Chine , la main-d'œuvre n’y exigepas de grandes dépenses. Des centaines de bras sont occupées là oùl’on n'emploie, en Europe , qu’une douzaine de personnes (2). «Ilestsurprenant de voir, dit le P. Dentrecolles, avec quelle vitesse cesvases de porcelaine passent par tant de différentes mains. On ditqu'une pièce de porcelaine cuite a passé par les mains de soixante etdix ouvriers. Car ces grands laboratoires ont été pour moi commeune espèce d'aréopage, où j’ai annoncé celui qui a formé le premierhomme du limon, et des mains duquel nous sortons pour devenirdes vases de gloire ou d'ignominie (3). »

La fabrication de la poterie, de la faïence et du verre, paraît éga-lement être connue de longue date. Le leou-li ou verre chinois selubrique dans le district de Yen-Tsc/ting. 11 est plus fragile quecelui d Europe ; il se rompt lorsqu’il est exposé aux injures de l’air (4).

Quoique intérieurs à ceux des Japonais (5), les vernis des Chinois

(1) Le mot talc dérive de l'allemand talg , graisse, à cause du toucher grais-seux de cette roche.

(2) Ce qui s’oppose a la culture du thé en France , ce n’est ni le sol, ni leclimat; ce qui s’y oppose, c’est le manque de bras, c’est le défaut de soinsminutieux, de cette patience incroyable qu’ont les Chinois d’employer des jour-nées entières à égréner les plus petites mottes de terre, de sorte qu’on dirait (pie lesol a été passé au tamis. Ajoutez à cela les soins avec lesquels le thé est recueilliet préparé avant d’ètrc livré au commerce.

(3) Ouvrage cité, p. 184 (vol. u).

(4) Du Halde, ouvrage cité, p. 199 (vol. i).

(j) Voici comment s’exprime à cet égard l’empereur Kang-hi , dans ses obser-vations de physique et d’histoire naturelle : « Le vernis du Japon est d’une