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PREMIERE ÉPOQUE.
le livre de Job, comme d’une chose merveilleuse, de la \ ivacité descouleurs qui distinguaient les étoffes apportées des Indes (t). On litdans la Genèse que l’on attacha un fd d’écarlate au bras d’un desenfants de Thamar (2). Moïse fait mention d’étoffes teintes eu rougehyacinthe (nS:n), en pourpre Septante, Twpaûpa) et en
écarlate (nyb'n, color coccincus, kermès ). Il parle aussi de peauxde mouton teintes en jaune (□'“«) (3) et en violet (?) (’cnn) (4).
Les Phéniciens, et particulièrement les habitants de Tyr et deSidon , étaient, de toute antiquité, renommés dans l'art de lateinture, et surtout pour l’application delà couleur pourpre. Toutle monde connaît la fable de ce chien de berger qui, ayant brisé,sur le bord delà mer, un certain coquillage, eut la gueule teinted’une belle couleur qui mit, selon la tradition, sur la trace de ladécouverte de la teinture en pourpre (5). L’époque de cette décou-verte parait remonter à plus de 1500 ans avant J. C. On sait queles vêtements de pourpre étaient fort estimés, et faisaient l'ornementdes rois et des riches. Les héros d’Homère portent des ornementsen pourpre. OLné donna à llcllérophon un baudrier brillant depourpre ^wffTïjpa ootW.i sastvov) (g).
Quoique les anciens nous aient laissé fort peu de détails sur l’artdu teinturier, nous sommes cependant autorisés à croire qu’ils n’i-gnoraient pas l’usage des montants. Suivant Pline, ils employaientl'urine de l'homme, ou le sel (salem necessariuvi , qui est, tantôtle sel marin, tantôt le carbonate de soude), soit pour changer lanuance de la couleur, soit pour la rendre plus stable (7). Ce mêmeauteur nous apprend que les anciens avaient différentes espèces de
(1) Job, XXVIII, 10.
(2) Gen. xxxviii, 27.
(3) Cette couleur jaune (adum, ) parait être d’origine minérale; car
adom dérive de adamah ), terre (jaune d’ocrc).
(4) crin est une expression obscure, sur le sens de laquelle on n’est pasd’accord. F.xod. xxv, 4 et 5.
(5) Cassiod. Variai-, lib. i,ep. 2. Palæphat. Cliron. Paschal. p. 43. Pline, Hist.nat. lib. tx, 36-41.
(6) lliad. vi, v. 219.
(7) Pline, Hist. nat. lib. îx, 38 et 39.