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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

métaux {!)?•> Ces « quelques-uns « (svioO seraient-ils des alchimistes?Je n’oserais l’affirmer.

32.

Arsenic.

Ce corps, qui n’a été bien étudié que dans les temps modernes,était néanmoins connu des anciens, qui parlent souvent de Y orpi-ment, de la sandaraque, et même de 1 ’arsenicum (ip «vixoVi.

Toute l’histoire de l’arsenic roule, chez les auteurs anciens, surles sulfures naturels de ce corps, et notamment sur la sandaraqueet sur Y orpiment, qui lui-même porte le nom d 'arsenic.

«L 'arsenic ,'arsenicum), dit Pline, se compose de la mêmematière que la sandaraque [ex eadem est materia ; le meilleur estcelui qui possède une belle couleur jaune d'or {optimum, colorisetiam in aura excellentes) ; celui qui est plus pâle, ou qui ressembleà la sandaraque, est estimé de qualité inférieure (2 ■. »

Au témoignage de Pline on peut ajouter celui de Yitruve, qui ditque l’orpiment ( auripigmentum) est ce que les Grecs appellent ar-senicon (3).

Il est étonnant que les anciens n’aient pas décrit les propriétéstoxiques de l'arsenic blanc (acide arsenieux), d’autant plus qu’ilsremarquent que, pour donner plus de force à l’orpiment, il faut letorréfier dans un vase de terre neuf jusqu’à ce qu’il change decouleur (4), et que les malades affectés d’asthme et de toux sontsoulagés en respirant la vapeur arsenicale résultant de la combus-tion de l’orpiment avec du bois de cèdre (5).

« On calcine, dit Dioscoride , la sandaraque avec du charbon,jusqu’à ce qu’elle ait changé de couleur. Ainsi employée en fric-tions sur la peau, elle l’irrite et fait tomber les poils. Ou la trouveen Mysie, en Cappadoce et dans le Pont -6). »

(1) ’Kvtoi gè IffTOpoüuiv xxi xa8’éayfr,v h -rot; p.sTà>.).ot; éopiuxeollai TT,y vîpàp.fjfo'i. Dioscorid., lib. v, cap. 10.

(2) Pline, xxxiv, 18.

(3) Vitrine , lil). vu, c. 7.

(4) Torretur, ut validius prosit, in nova testa, donec mutet coloreni. Pline,xxxiv, 18.

(3) Pline, loco cit.

(6) Dioscorid., v, 121. ,