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PREMIERE EPOQl'E.
Certainement, la sandaraque ou l’orpiment calciné ne devaitêtre que de l’acide arsenieux impur ; mais les auteurs grecs et latinsne nous ont laissé à cet égard aucun détail précis.
Dioseoride, Celse, Pline et Galien , et tous les auteurs qui sontvenus après, ont fait mention de l’action caustique et épilutoirc despréparations arsenicales ( 1 ).
§ 33
Antimoine.
Cette substance, qui acquit au moyen âge une si grande réputa-tion par les écrits de Basile Valentin, n’était pas tout à lait inconnuedes anciens.
Le stimmi ou slibi de Dioseoride était du sulfure d antimoinetel qu’il se rencontre dans la nature. « Il est, dit cet auteur,rayonné, friable, et se divise facilement en morceaux. Étant calcinéavec du charbon et de la farine, à une chaleur suffisante, il prendl’aspect du plomb (2). »
Ce procédé ne devait pas manquer de fournir une certaine quan-tité d’antimoine métallique, dont on n’ignorait probablement pasla forme cristalline caractéristique.
Indépendamment des noms de stimmi, stibium , barbason ,platij ophtha/mon, on l'appelait encore atbastrum, par contrac-tion de album astrum (étoile blanche), qui parait devoir êtreappliqué à l’antimoine métallique.
Le stibium naturel (sulfure d’antimoine) était employé dans letraitement des blessures récentes, et pour noircir les cils (3).
$ 34.
Soufre.
Le soufre (sutphur des Romains, Seïov des Grecs'! est connu dèsla plus haute antiquité. Le soufre natif, que l’on rencontre encore