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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
aujourd'hui en Sicile et à Naples, autour de l’Etna et du Vésuve ,11’avait échappé à aucun des observateurs anciens, ('.'est ce qu’ilsappelaient le soufre vif \vivum), ou sans feu (àûrjfoçl, c’est-à-direqui n’a pas besoin d'être traité par le feu, comme une autre espècede soufre appelée gleba (minerai de soufre).
Le soufre était employé eu fumigations dans les cérémoniesreligieuses et autres 1), non pas seulement à cause de l’odeur quifrappe tout le monde, mais surtout à cause de sa singulière flammelivide, qui, comme dit Pline, « communique dans l’obscurité, auxfigures des assistants, la pâleur des morts ,2). i
« Le soufre est, continue le même auteur, de toutes les matières,la plus inflammable; ce qui fait voir qu’il renferme en lui unegrande force de feu : Quo apparct igniurn vitn magnam eliamei messe. »
Eu lisant ce passage, ne se rappelle-t-on pas, en quelque sorteinvolontairement, la fameuse théorie du phlogistique de Stahl,d’après laquelle le soufre et le charbon sont les substances les plusriches en phlogistique ?
Aussi ne sera-t-on pas étonné qu'un traducteur de Pline (de Sivry),vivant vers le milieu du dernier siècle, ait traduit ce passage de lamanière suivante : <i Ce qui fait voir que le soufre contient beau-coup de phlogistique ( 3). »
Le soufre ne servait pas seulement en fumigations, mais il était,comme aujourd'hui, employé pour soufrer des mèches, et dans leblanchiment des étoffes de laine ( ad suffiendas lanas candoremmollitiemque confert).
Les eaux thermales et les préparations sulfureuses étaient, ainsiqu’aujourd’hui, prescrites comme très-efficaces dans le traitementdes maladies de la peau ( 4 ).
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Sels alcalins.
Aucun des sels alcalins n’était autrefois connu à l’état de pureté.Les épithètes de rouge, jaune, gris, bleu, appliquées à ces sels,