PREMIÈRE ÉPOQCE. 167
L’hématite ou le schiste hématite est un minerai de fer (per-oaxyde anhydre! que les anciens connaissaient sous le même nom quemous. Ce minerai était recommandé dans le traitement des pertesuitérines et des vomissements sanguins. Dans ce dernier cas, il étaitdlélayé dans du suc de grenade (l).
Les fameuses pierres d’aigle ou œtites, auxquelles les médecinsdlu moyen ftge attribuaient des propriétés si merveilleuses, entreaautres celle de préserver l’accouchement des douleurs qui l’accom-] pagnent, ne sont autre chose que de petits cailloux roulés, ou des(débris de marne qui se trouvent souxent accidentellement attachésaau.x matériaux avec lesquels les aigles construisent leur nid. On(croyait ces pierres pondues ou préparées par l’aigle elle-même.
La pierre de Samos (lapis Samius) servait en médecine contre les(vertiges. C’était probablement un minerai de 1er ; car l’ile de Samosiest riche en mines de ce genre.
Les pierres ponces (pumices ) étaient employées par les dames etlies petits-maîtres de Rome pour enlever les inégalités de la peau etlia rendre plus unie (2).;
L’effervescence des pierres calcaires au contact d'un suc acide,et notamment au contact du vinaigre, est un fait connu de toute; antiquité. C’est à l’aide du vinaigre que l’on attaquait les roches cal-( caircs, pour achever de les briser ensuite avec des maillets de fer.
Les pierres calcaires, le marbre, dont on connaissait un grandnombre d’espèces qu'il serait inutile d'énumérer ici, servaient à laconstruction de ces monuments grecs et romains dont nous admi-rons encore aujourd'hui les magnifiques débris.
La craie, dont le nom latin crcta rappelle celui de l'ile de Crète ,jouissait, auprès des médecins de Rome et d’Athènes , d’une granderéputation pour modérer les sueurs excessives, et dans les traite-ments des maladies de la peau. Elle était alors associée au vinaigreou à l’huile d’olive (Uniment). Au reste, la craie servait à peu prèsaux mêmes usages qu’aujourd hui.
C’est avec de la craie que les Romains marquaient leurs esclaves,afin de les reconnaître. Ils les marquaient aux pieds, à peu prèscomme on le fait aujourd’hui pour le bétail (3).
(1) Pline, Hist. nat., xxxvi, 20.
(2) Pline, ibid., 21.
(3) Pline, ibid., 17.