niSTOIRE RE LA CHIMIE.
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La résine (de pin) servait d’intermédiaire dans la soudure decertains métaux (i).
L’urine, qui devait, au xvu e siècle, donner lieu à la décou-verte du phosphore, entrait déjà, à des époques fort reculées, dansbeaucoup d’opérations chimiques.
Plus d’une fois nous avons eu l’occasion de faire observer que lesanciens avaient coutume d’appliquer souvent le même nom à plu-sieurs substances à la fois, de nature d’ailleurs fort différente.
Le nom de lapis specularis, pierre spéculaire, en est encore unexemple; car il est évident, d'après ce qui va suivre, que la pierrespéculaire était, tantôt du sulfate de chaux cristallisé (verre deMoscovie), tantôt du mica (sel magnésien).
« La pierre spéculaire se divise facilement en lamelles, aussiminces qu’on le désire (2). On a reconnu que le meilleur plâtrepossible s’obtenait avec la pierre spéculaire ou avec une pierre àfeuillets écailleux (3). «
C’était là le sulfate de chaux cristallisé, qu’on employait éga-lement en guise de vitres, et même de tuiles, disposées de manièreà imiter le plumage de la queue du paon. Ces sortes de construc-tions s’appelaient toits de paon pavonacea tegendi généra ) (4).
C’est ainsi que le phénomène de la réfraction de la lumière, queprésentent les lames de sulfate de chaux, avait été mis à profit pourembellir les habitations et les villas des Komains.
« On trouve aussi des pierres spéeulaires en taillant les rocs. 11y en a quelquefois de couleur noire. Mais la blanche est d’une na-ture merveilleuse, car, toute tendre qu’elle est, elle résiste à l’actiondu soleil et du froid. Les pierres spéeulaires de l’Espagne et de Cap-padoce sont très-molles, mais non transparentes. Celles d’Italie sontpetites, parsemées de taches et engagées dans une substance sili-ceuse. — On en répand des paillettes dans le grand cirque, afin defaire paraître l’arène d’une blancheur éclatante (à). «
Ici, la pierre spéculaire est, non plus une pierre calcaire comme
(1) Pline, xxxiii, 5.
(2) Pline, xvxiv, 22,
(3) Ibid., cap. 24.
(4) Pline, xxxvi, 22.
(5) Pline, ibid.