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Tome premier.
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171
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HIEMIÊRE ÉPOQrE. 171

dans le premier cas, mais une pierre magnésienne ; c’est du micaet du talc.

« Le gypse est voisin de la chaux ( cognata calci res gypsumest ) ( 1 ). » Voilà tout ce que l’on savait, il y a cent ans, à peine surla nature de ce corps. Marggraf , le même chimiste qui découvritvers le milieu du siècle passé le sucre de betterave, donna lapremière analyse du g> pse, qu’il démontra identique avec le plâtre,et composé d’acide sulfurique et de chaux.

On employait le gypse pour en faire des moules, des statues, descorniches et des couronnements de maisons. Après avoir calciné lapierre à plâtre et détrempé le gypse, il faut, dit Pline, avoir soin des’en servir tout de suite avant qu’il ne sèche (2).

E. Proculeius, favori d’Auguste, en proie à une cruelle maladied’estomac, but une si grande quantité de plâtre délayé qu’il enmourut. C’est peut-être ce fait qui donna lieu à l’opinion si répandueque le gypse était un poison (3).

Air . — Corps aériformes.

On a reproché aux anciens de n’avoir pas reconnu la matérialitéde l’air, malgré les phénomènes qui frappent à chaque instant les sensde l'observateur. Ce reproche n’est pas fondé.

« Les vents, dit Sénèque , qui emportent quelquefois avec euxdes poids énormes, attestent, ainsi que les sons, la force et la résis- [tance de l’air jnlensionem aeris) (4).

> Les vents, continue le même auteur, sont les ondes de l’air. Ondit que la mer est calme, lorsqu’on ne la voit pas visiblement agitée.

Il en est absolument de même de l’air, qui n’est jamais dans une iimmobilité complète , bien qu’il nous paraisse tranquille. C’est ce >qu’on observe lorsque le soleil pénètre dans un endroit fermé : unemultitude de corpuscules montent, descendent et s’agitent eu toussens (à). »

(1) Pline, xxxvi, 24.

(2) Pline, il)id.

(3) Voy. pag. 214.

(4) Senec., Quæst. natural., n, G.

(5) _Ibid., lit. v, 1.