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Voici les excellents préceptes que nous ont laissés les anciens re-lativement à l'emploi du plâtre comme engrais :
“ Avant de l’employer, il faut d'abord labourer la terre, afinque l’absorption se fasse mieux (ut medicamentum rapiatur).11 est convenable de mélanger le plâtre, s’il est trop rude, avec unpeu de fumier, autrement il nuira au terrain, et ne le fortifieraque l'année suivante. Il faut aussi, avant d’employer cet engrais,s’enquérir de la nature du terroir. Le plâtre sec convient mieux àun terrain humide, tandis que le plâtre gras est préférable dans unterrain sec et aride (1 \ >>
En résumé, les Grecs et les Romains connaissaient parfaitementet savaient employer toutes les espèces d’engrais, même celles quenous croyons d'invention moderne, et que nous mettons nous-mêmes aujourd’hui en usage.
§ 61.
Vin.
Il est dilïicile de s'imaginer toutes les précautions, tous les soins etles artifices employés par les Grecs et les Romains dans l’art do lavinification. Le vin, aïr/leucos (àsi toujours doux) était
une espèce de vin de Champagne . Pour l’empêcher de fermentercomplètement on le soumettait à une température basse, en plon-geant le tonneau dans de l’eau froide. On sait que la fermentationne s’opère qu’à une température convenable, et qu’une tempéra-ture trop basse ou trop élevée lui est contraire.
I, uïgleucos se fabriquait non-seulement en Grèce , mais encoredans la province narbonnaise, dont les habitants, les Languedo-ciens et les Gascons d’aujourd’hui, étaient, au rapport de Pline,très-avancés dans l’art de falsifier les vins (2). Pour bien réussirdans sa fabrication, on avait soin de tordre les pédoncules desgrappes avant leur entière maturité, et de les laisser dans cet étatlongtemps encore sur la vigne 1 3).
Tout le monde sait que ce moyen s’emploie aujourd’hui pour
(1) Pline, xvii, 8.
(2) Hist. nat., xiv, 7.
(3) Ibid.,c. 9.