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HISTOIRE I>E U CHIMIE.
conserver le raisin que l’on sert, en hiver, sur nos tables, et quiest connu sous le nom de raisin tordu.
A propos de la consenation des raisins, Pline nous apprend que,pour conserver les grappes sur la vigne, on avait soin de les en-fermer dans des fioles de Terre , après avoir enduit de poix les pé-doncules, et que de cette manière on les conservait jusqu’aux raisinsnouveaux. C’est ce qu’il exprime poétiquement •. Sobolcm novamin maire ipsa expectant translucidœ (uvœ) vitro (l).
Pour faire le vin appelé diaclujton, célèbre par son excellentfumet, on mettait les raisins sécher au soleil pendant sept jours,dans un endroit fermé et sur des claies éloignées de la terre. Pen-dant la nuit, on les garantissait de la rosée; le huitième jour, onles pressurait ( 2 ).
Le bios (vie) et le leuco-coum (i in blanc de Cos) se préparaientde la manière suivante : on cueillait les raisins un peu avant leurmaturité; on les faisait sécher aux rayons d'un soleil ardent, ayantsoin de les tourner trois fois par jour. Ensuite, le quatrième jour,on en exprimait le jus pour le laisser fermenter dans des barils.Enfin, on y ajoutait une bonne quantité d’eau denier, ce qui avaitfait donner à ce même vin le nom de tethalassomenon ou de ma-riné (3).
Le vin siréen (sirœum) ou sapa était un vin extrêmement doux,épais, et qui servait à falsifier le miel (l). Il s’obtenait en faisantbouillir le moût jusqu'à réduction d’un tiers (5).
Ou porte au nombre de quatre-vingts les espèces de i ins connuesdes Grecs et des Romains. Les deux tiers de ces espèces prove-naient de l'Italie (6). Le fameux vin de Falerne devait être extrê-mement riche en alcool, puisqu’on cite comme un caractère propreà ce vin de s’enllammer au contact du feu (7).
Les vins épicés et aromatisés paraissent avoir été de bonne heureen faveur chez les anciens : car Plaute parle déjà de vins aromatisés
(1) Hist. nat., xiv, 1.
(2) Ibid., c. 9.
(3) Ibid., c. 8.
(4) C’était une espèce de rob ou de sirop. Car le mot sir ou xir, qui, dans plu-sieurs idiomes, signifie doux , explique l’étymologie du mot sir-rop ou sirop.
(5) Hist. nat, c. 9.
(6) Ibid., Il/
(7) Ibid., 6.