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Tome premier.
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HISTOIRE I)E LV CHIMIE.

ployée à la place de la pâle ait/rie. C'est à son emploi que lesRomains attribuaient la grande légèreté du pain des Gaulois (i).

§ G7.

Amidon.

On ne lira pas sans intérêt la manière dont les Romains prépa-raient leur amidon { amylum ) : On faisait macérer les graines defroment dans de l’eau douce, qu’on renouvelait cinq fois par jour.Lorsqu’elles étaient bien amollies, sans cependant avoir con-tracté de saveur aigre, on les exprimait à travers un linge ; le sucainsi obtenu était ensuite étendu sur des tuiles enduites deferment, et on le laissait dans cet état sécher au soleil (2).

Voilà ce que les anciens appelaient amylum ou amidon, parcequ’il est préparé sans le secours de la meule '3'.

Les îles de Chio et de Crète faisaient un commerce considérabled'amidon, très-goùté à Rome .

S <> 8 .

De quelques végétaux, et de leurs produits.

L’olivier était de tous les arbres le plus estimé et en mêmetemps le plus utile. C'est pourquoi tons les peuples anciens luiavaient voué une sorte de culte. L'huile qu’il fournit, à l aided'une simple opération mécanique, était d’un usage bien plus ré-pandu dans l'antiquité qu’elle ne l'est aujourd’hui.

L’huile omphacium était la plus estimée ; on la retirait des olivesavant qu elles fussent arrivées à leur parfaite maturité.

On a eu tort de s'imaginer que les Grecs et les Romains n’aientconnu d’autre huile quel huile d'olive; car, d’après la description dukiki, il est incontestable qu'ils connaissaient l'Ai/f/ei/e ricin. « Le/,///est un arbre qui se trouve en Égypte et en Espagne ; sa tige ressembleà celle d’un ferula, sa feuille à celle de la vigne ou du platane,son fruit à une grappe de raisin. » Ces caractères, indiqués par

(t) Pline , xviii, 7.

(2) Pline, ibiii. ; Dioscorid., il, 123; Caton, c. Lxvxvn.

(3) De à privatif, et (rj/.r;, meule.