PREMIERE EFOQEE.
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Dioscoi'ide, Pline et Théophraste , suffisent pour démontrer que lekiki n’est autre chose que le ricin (t). D’ailleurs, Pline fait lui-même observer que le kiki des Grecs est appelé ricimts par lesRomains, à cause de la ressemblance d’un insecte de ce nom avecla graine du végétal ,2;. 11 est bon d’ajouter que le ricin (H. palma-chrisli), que Pline décrit comme étant un arbre, parvient en Kgypteet dans les climats chauds à des dimensions considérables ; que c’estune véritable plante vivace, ligneuse, qui, transplantée dans nosclimats, se dépouille en quelque sorte de sa nature, et devient uneplante annuelle, beaucoup de végétaux offrent le même exemple.
On se procurait l'huile de ricin par deux procédés différents :1° par la pression; 2° par la décantation, en faisant digérer lagraine dans de l’eau bouillante.
Cette huile était employée, ainsi qu’elle l’est encore aujourd’hui,comme un moyen d'éclairage [lucernis utile) , et en médecinecomme un purgatif (3).
Après l’huile de ricin vient l’huile d’amande appelée melopium.On la préparait le plus ordinairement avec des amandes desséchées,pilées, et arrosées d'eau. Cette huile ainsi préparée devait avoir,à cause de la présence de l’acide cyanhydrique, des propriétésvénéneuses; c’est peut-être ce qui lui a valu le nom de après-l’opium(melopium).
A ces huiles il faut encore ajouter l'huile de noix, nomméecaryinon (4), et l’huile de poisson.
Huiles essentielles. — Les anciens connaissaient un grand nom-bre d’huiles essentielles, dont quelques-unes seulement à l’état depureté : car leurs huiles essentielles ou huiles factices [olea j'ac-tilia ), comme ils les nommaient, étaient plutôt des solutions d’es-sences dans les huiles grasses, obtenues par la macération desplantes aromatiques dans l’huile d’olive. C’est ainsi qu’ils obte-naient les huiles de myrte (5), de roseau aromatique [c. aroma-tiens) , d’iris, de cardamome, de mélilot, de nard gaulois , de
(1) Dioscorid., iv, 164. Pline, xv, 7. Théophraste, Hist. plant., i, 18. Galien ,xxra Y^ VT i> ni, 5.
(2) Le kikaion sous lequel s’abritait le prophète Jonas était très-probablementun ricin.
(3) Dioscorid., îv, 164. Pline, xv, 7, et xxm, 4. Diod. Sic., i, p. 31. Hérodot. ,il, n° 92.
(4) Dioscorid., i, 41.
(5) Dioscorid., i, 48. Pline, xv, 7.
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