HISTOIRE DE LA CHIMIE.
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Alexandre Aphrodise vivait au troisième siècle, c’est-à-dire en-viron cent cinquante ans après Pline le naturaliste (i).
Nous r errons plus bas que Zosime le Panopolitain donne lepremier la description exacte et détaillée de l’appareil de la dis-tillation.
§ 69.
Suc de grenade.
Ou sait que l’écorce et les baies de grenade renferment unequantité considérable de tannin. C’est du suc de l’écorce et desbaies de grenade que se servaient les anciens pour tanner le cuir.Cet usage fit appeler la grenade malicorium, pomme aux tan-neurs (2;.
L’infusion d’écorce et de racine de grenade était, comme au-jourd'hui, employée dans le traitement de l’hémorragie, de ladyssenterie et du ténia. On préparait aussi un extrait aqueux (enfaisant bouillir l’écorce et la racine de grenade jusqu’à consistancede miel), qui servait aux mêmes usages (3).
La noix de galle était également employée pour tanner le cuir.Les anciens semblent avoir soupçonné que ces excroissances desfeuilles du chêne étaient dues à des piqûres d’insectes, quand ilsfont observer que, dans les petites boules qui se développent surles feuilles du chêne, il s’engendre de petits moucherons (culicesnascuntur) (4).
Nous avons déjà rapporté plus haut que la noix de galle étaitemployée comme réactif de Yatrament ou vitriol de fer. Niais ilne parait pas que la liqueur noire qui résulte de la combinaison dusuc de la noix de galle (acide tannique) avec le sel de fer, et quin’est autre chose que l’encre, ait été aussi généralement employéequ’elle l’est aujourd'hui.
quœ humorem aut succum habent atque évaporant , ex transmutalionemrsus vaporis in humuhtm , aqua fiant. Alex. Aplirodis., in Mefeorolog.Aristot. Comment., lib. n, coin. 15, p. 19 verso, edit. Piecolom.; Venetiis,4, 1548.
(1) Allgem. Geschichte der Litt. v. Wachler, t. i, p. 440.
(2) Celse , n, 33. Pline, xxin, 6; xm, 17.
(3) Pline, xxm , 6.
(4) Pline, xvi, 7.