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Tome premier.
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I’HTMIKRE FrOOCF.

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§ 70.

Encres. —Encre sympathique.

i’atramentum librarium était une espèce d’encre de Chine dontDioscoride nous a laissé la formule (l).

Ovide enseigne aux filles un moyen de tromper la vigilance desgardiens qui cherchent à intercepter leur correspondance amou-reuse ; ce moyen consiste à tracer les lettres avec du lait frais, et illes rendre lisibles avec de la poussière de charbon (2). Le poète Au-sonius propose à Paulinus (3) le même moyen, qui réussit en effet,lorsque le lait n’est pas privé du corps gras (beurre) qu’il contient.11 y a là une simple action mécanique, consistant dans l’adhé-rence de la poussière de charbon au corps gras du lait. Dansles différentes espèces d’encre sympathique moderne, il y a, aucontraire, une action chimique (combinaison noire de l'hydrogènesulfuré avec une solution métallique).

S 71.

Sucs de pavot, de laitue, de figuier.

L’opium et ses propriétés étaient connus depuis fort longtemps.C’est par une ignorance inconcevable que quelques individus ont osécontester aux anciens la connaissance de l'opium. Faisons d'abordconnaître Yopion, puis le meconion, et enfin le diacodion.

« Le pavot noir ip. nigrum ) donne un suc qui provoque le som-meil, et qui, à plus haute dose, occasionne la mort.

« Ce qu’on appelle opion s’obtient de la manière suivante : Onfait, au milieu de la journée et par un temps sec, des incisionslongitudinales sur la tète du pavot ; il faut avoir soin que ces inci-

(1) Dioscorid., v, 183, Ilipi piXavo; : trois onces de noir de fumée pour uneonce de gomme.

(2) I)e Arte amandi, lib. m, v. 629 :

Tuta quoque est, fallitque oculos e lacté recentiLitera : carbonis pulvere tange; leges.

(3) Ausonii Epist., xxrn, v. 21. Comp. Pline, xxvi, c. 8, qui propose lacendre à la place de la poussière de charbon.