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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQUE. 109

vingt siècles, comme vénéneux ( mortiferum ) et nuisible à la vue(quoninm visui noceret) (l).

11 est bon de constater que les auteurs anciens nous citent plu-sieurs cas d’empoisonnement par l’opium. C’est avec ce moyenque Céeina, un des ancêtres de Mécène, s’est tué de désespoir ( 2 ).

§ 72.

Suc de laitue et de figuier.

« Le suc de laitue sauvage (lactuca sylvatica) est blanc, et jouit<\ peu près des mêmes propriétés que celui du pavot ; on le recueilleen incisant la tige de la plante ît l’époque des moissons. Ce suc estrafraîchissant et narcotique. » (Pline, xx, 7.)

Le suc du figuier cultivé, du figuier sauvage ( caprificus) et dusycomore, jouissaient d’une immense réputation pour la guérisond’un grand nombre de maladies, et comme antidotes des poisonsanimaux. « Le suc du figuier, remarque Pline, fait cailler le lait,comme ferait le vinaigre (3). »

Varron dit qu’on fait le fromage en coagulant le lait avec duvinaigre et du suc de figuier (4).

§ 73.

Papier (charta).

Selon Varron , le premier papier de papyrus fut fabriqué quelquetemps après les conquêtes d’Alexandre le Grand , dans la ville nou-vellement fondée d’Alexandrie (5). On considérait dans le papierson format, sou épaisseur, sa blancheur, et son aspect lisse et uni.Les bandes de papyrus, disposées en forme de croix, étaient colléesavec de la farine bouillie dans de l’eau acidulée de vinaigre. Lepapier étant collé, on l’amincissait en le battant avec un marteau,ensuite on le soumettait de nouveau au collage. Enfin, après l’avoirmis à la presse pour le dérider, on le battait de nouveau avec unmarteau pour l’étendre et le rendre uni.

(1) Dioscorid., iv, 65. Pline, xx, 18.

(2) Pline, xx, 18.

(3) Pline, xxni, 7. Colnmelle, vu, 8. Dioscorid., i, 183.

(4) Varr., de Re rustica, u, 9.

(5) Pline, xin, 11,