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première époque.d’une eau stagnante. Ce procédé était également pratiqué par lesanciens, qui jugeaient le lin suffisamment roui lorsque son écorceétait devenue plus lâche (membrana laxatior) (1). En général,pour tout ce qui concerne les arts et l’industrie dépendant plusou moins de la chimie, les anciens étaient plus avancés qu’on 11 el’a jamais été au moyen âge.
Les voiles des navires et les draperies des théâtres étaient de lin.Jules César , élevé à la dictature, fit couvrir de toiles de lin le grandForum de Rome , ainsi que la rue Sacrée, qui aboutissait de son pa-lais au Capitole (2).
L'étoupe ( stupa 1 servait à faire des mèches qu’on imprégnaitd’huile de noix ou d’huile de ricin.
Le gossipion ou le xjlon des Grecs, provenant d'un fruit de lagrosseur d'une aveline, 11 'est autre chose que le coton (3). C’étaientdes étoffes de coton, appelées xylines, qui composaient les vête-ments des prêtres de l’Égypte , parce qu’elles étaient plus blancheset plus douces que celles de lin.
Le ligneux du spartum et du schoinos était employé pour fairedes matelas [ strata ), des chaussures (calceamina ), des cordages,et des habits grossiers pour les pâtres. Le spartum était une es-pèce de genêt (genista scoparia?)-, et les cordes qu’on en faisaitse nommaient en grec y.â;j.r,).oi, cameli, que quelques traducteursdu Nouveau Testament ont rendu, sous leur responsabilité, parchameaux.
Le schoinos était une sorte de jonc, semblable au phormiumtenax, dont on retire aujourd'hui une espèce de lin appelé lin dela Nouvelle-Hollande.
Saint Clément d'Alexandrie connaissait les vers à soie ( bombyx )et les tissus de soie, dont il donne la description dans ses Stro-mates (4).
Tissus incombustibles .—Eu quoi étaient ces étoffes dont onenveloppait les cadavres des rois, au moment de les brûler, afinque leurs cendres ne se mêlassent pas avec celles du bûcher ? Qu’é-
(1) Pline, xix , 1.
(2) Parvns est, similemqiie barbatæ nncis defert fractum, cujus ex interiorebombyee lanngo netur. Pline, ibid.
(3) Ibid.
(4) Clementis Alexand. Opéra', ed. Dan. Heins. (1616, Lugd. Bat.), lib. 1p. 148.