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Tome premier.
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niSTOIRE DE LA CHIMIE.

C’est avec ce poison qu'un des conjurés de Catilina , CalpurniusISestia, fit mourir ses femmes 1 ). ■

T. Colchique. —C’est, dit-on, avec cette plante que jVédée deColchis , célèbre magicienne de l'antiquité, composa des breuvagesempoisonnés (2). Contre-poison : lait, infusion de feuilles de chêne(tannin).

8. Racines d’ellébore blanc ( veralrum album) et d’ellébore noir{elleb. nigeC. La racine d’ellébore jouissait autrefois d’une granderéputation dans le traitement de la folie et des hydropisies. Broyéeet délayée dans du lait et de la farine, la racine d’ellébore étaitemployée par les Grecs et les Romains pour tuer les souris et lesmouches, comme nous employons aujourd’hui l’arsenic dans cemême but. Les Gaulois empoisonnaient leurs flèches en les trempantdans du suc d’ellébore (3).

9. Smi/ax ou taxus des Romains. — C’est notre daphne me-zercum (bois gentil), dont on connaît les propriétés vénéneuses(poison âcre) (4). Cativulcus, roi des Kburons 'Belges), se fit mou-rir avec ce poison.

10. Herbe sardonique. —C’est une espèce de renoncule iranun-culus acris) {;>). La plupart des renoncules sont un poison très-âcre , qui soulève l’épiderme à la manière des cantharides.

11 . Champignons vénéneux. — Les anciens connaissaient unassez grand nombre d’espèces de champignons vénéneux, que Ni-candre appelle pittoresquement le mauvais ferment de la terre(Ç'jpuojjLa xcizov yûovdç).

Les auteurs signalent une violente constriction à la gorge commeun symptôme qui ne manque jamais dans un empoisonnementpar des champignons vénéneux ; observation qui est parfaitementexacte. Ils prescrivaient, comme contre-poison, du a inaigre ajoutéà une colature de cendres de sarments.

(1) Pline, xxth , i.

(2) Tô Mr,2et7£ Ko).xr,fcoo; è/Oojievov ttjo. INicand. Alexipharni.

(3) Aulu-delle, \ym, 15. C. Celsus, v. 27. Pline, \xv, 5.

(4) Cæsar. de Belto («allico, vi, 31.

(5) !«p£covi'a£ 7:ôa, etoo; overa. Dioscorid., De venenis.