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HISTOIRE PE LA CHIMIE.
sont vivement corrodés (u.vrà Sr^u-vi csoîpoj). C’est pourquoi ilfaut apporter en remède tout ee qui peut adoucir le corrosif. » Icil’auteur recommande le suc de mauve, des décoctions (è-prl^uava)de graines de lin, de riz, des émulsions, et des juleps doux etémollients ( 1 ).
2 . Mercure (uopap^upo;). — Le cinabre (sulfure de mercure)passait pour un poison violent. On ne rencontre pas encore de tra-ces de la connaissance du sublimé corrosif.
3. Litharge (spuma argenti). — Céruse ('juuuûOiov ). — < Cettedernière, dit Nieandre, rend l’eau laiteuse (2). » On employaitcomme contre-poisons l'huile d’olive et le lait.
4. Chaux vive (tUocvoç).
5. (iijpse (•p'l'oç). — C’était peut-être le même poison que leprécédent. Toujours est-il qu’on préconisait le vinaigre commecontre-poison (saturation de la base par un acide).
Voilà un arsenal de poisons au complet. 11 existe cependant unpoison plus actif que tous ceux qui viennent d’être énumérés : l’a-cide prussique, dont l’action est si énergique. Nous verrons plusloin que les prêtres d'Egypte le connaissaient; la peine du pé-cher , infligée aux initiés indiscrets, était la peine de mort par lepoison en question (3).
En jetant un coup d'œil sur le tableau qui précède, on estfrappé non-seulement du nombre des poisons, mais surtout de lalogique du traitement et du bon choix des contre-poisons mis enusage. Quand on voit, par exemple, un acide employé pour com-battre l'effet d une base alcaline, on est tenté de croire que les anciensavaient, sous beaucoup de rapports, des idées plus avancées qu’onne le pense. Mithridate et Attale sont, selon Galien , en quelquesorte les fondateurs de la science toxicologique ; car ils av aient ex-
il) Dioscorid., riepi Zr).r-. çapp.., c. xxix.
(2) TSic. Alexipharm. Columelle (liv. x), Dioscoride (i, 187), Pline (xv, 111)et Galien (De anim. fac., a, 36), rapportent comme un bruit généralementrépandu (fuma) que I vpersea (pécher) était un arbre pernicieux et vénéneux.Et ils s'en étonnent, parce que, disent-ils, le fruit en est très-mangeable. Ceseul indice, s’il n’y en avait pas d’autres, subirait pour nous mettre sur la ti acedu poison qu’on retirait du pécher, dont les noyaux écrasés exhalent l’odeurcaractéristique de l’acide cyanhydrique.
(3) jVoy. pag. 226.