PREMIÈRE ÉPOQUE.
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T 11 OIS J E .\I E SECTION.
DU III e SIÈCLE AU IX e SIÈCLE APRÈS J. C.
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C’est une époque bien mémorable que celle de la décadenced’un grand empire, coïncidant avec l’établissement d’une religionnouvelle. Les dieux de l’Olympe devaient tomber devant le dogmede l’amour universel, l’auv res et persécutés, les premiers chrétienseurent le sort de tous les hommes qui professent une religion oppo-sée à la religion dominante. Peu à peu ils sortirent de leurs sombresretraites, où ils se réunissaient la nuit pour célébrer leurs agapesou festins d’amour fraternel. Le soleil de l'espérance commençait àluire pour eux, à mesure que l’étoile de la puissance de Home al-lait pâlir et s’éclipser.
Au moment suprême oii les derniers philosophes païens firent,avant de tomber, des efforts désespérés pour s’opposer à la toute-puissance des dogmes chrétiens, bien des mystères, jusqu’alorstenus secrets, furent rév élés à l’intelligence des profanes.
Lorsque, sous le règne de Constantin et de Théodose le Grand,il s’agissait, non plus de combattre avec le glaive, mais de persua-der par la parole, les défenseurs du paganisme avaient compris com-bien la lutte serait inégale, s’ils se plaçaient exclusivement sur le ter-rain des anciennes croyances de Grèce et de Home. Aussi, dans leurdétresse, s’adressèrent-ils à l’ancienne religion d’Égvpte, à ce pan-théisme mystique, avant de se rendre au spiritualisme éclairé de lareligion chrétienne . Home avait des temples dans lesquels on célé-brait les mystères d’isis. Jamblique, Proclus, Porphyre , y étaientinitiés. Les systèmes de Pythagore, d’Aristote , les antiques doctrinesde l’Égypte , étaient, pour parler ainsi, l'arsenal qui devait fourniraux adversaires du christianisme les armes pour se défendre.