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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQUE.

tiôio sur laquelle il opère. Eli bien ! l'initié de l’art sacré était per-suadé de pouvoir l'aire en petit ce que le démiurge ou le dieu créateuravait fait en grand. Et, aux yeux du vulgaire, le prêtre n’était passeulement le représentant, mais en quelque sorte un abrégé de ladivinité.

L’opinion que je viens d’émettre sera, j’ose l’espérer, confirméepar les documents que je fournirai à son appui.

Dans l'antiquité, et même au moyen âge, toutes les connaissan-ces étaient réunies et confondues ensemble sous la dénominationgénérale de philosophie. Mais ce qui était facile il y a trois milleans serait aujourd'hui presque impossible.

SE

Pratique et théorie de l'art sacré.

Effaçons un instant de notre mémoire toutes les découvertes faitespendant le laps de temps qui nous sépare du règne de Constantin oude Théodose le Grand, transportons-nous un moment par la penséedans le laboratoire de Zosime , ou d’un des grands maîtres de l'artsacré; assistons en initiés à quelques-unes des opérations de l’artsacré.

t°On chauffe de l’eau ordinaire dans un vase ouvert. L’eaubout, elle se réduit en un corps aériforme vapeur), et laisse au fonddu vase une terre pulvérulente, blanche.

Conclusion : L’eau se change en air et en terre.

Supposez que nous n’eussions aucune idée de l’existence desmatières que l’eau tient en dissolution, et qui, après la vaporisa-tion, se déposent au fond du vase : qu'aurions-nous à objecter contrecette conclusion, qui a certainement prêté son appui à la fameusethéorie de la transmutation des éléments?

Il ne manquait plus que le l'eu pour que la transmutation fûtcomplète.

2° On porte un fer rougi au feu sous une cloche maintenue surune cuvette pleine d’eau ; le volume d’eau diminue; une bougie,portée sous la cloche, allume aussitôt l’air qui s’y trouve.

Conclusion : L'eau se change en feu.

Cette conclusion était toute naturelle à une époque où l’on ne sa-vait pas encore que l'eau se compose de deux corps aériformes(oxygène et hydrogène) ; que l’un ( oxygène ) est absorbé par le fer,