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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉrOQl’E. 20>9

Svnésius l'ait observer que Démocrite a divisé la science en deuxparties, dont l une a pour objet l’art de faire de l’or à l’aide d’uneopération appelée -âvOomç (action de jaunir) ; et l’autre, l’art de fairede l’argent à l’aide d’une opération qui porte le nom de Xeûxwsi;(action de blanchir).

Il remarque avec justesse que l’opérateur ne crée rien par sontravail, qu'il ne fait que modifier la matière, en lui donnant uneforme qu’elle n’avait pas. A ce propos, il se sert de l’exemple de ceuxqui taillent la pierre et le bois. Ces artisans ne font, dit-il, ni lapierre ni le bois sur lesquels ils travaillent ; mais ils les façonnentavec leurs instruments et leur donnent la forme convenable, sui-vant l’usage qu’ils en veulent faire.

Le mercure, la magnésie, la chrysoeollc, l’anagallis, jouent, sui-vant lui, un grand rôle dans l'œuvre divin.

On trouve dans les commentaires de Svnésius la description d’unvase distillatoire eu verre l). Le Ms. 2327 en donne le figure sui-vante :

fie. IV.

Le traité de la pierre philosophale , attribué à Svnésius, et tra-duit en français par P. Arnauld, est évidemment supposé ( 2 ) ; carl’auteur cite Oeber, qui vivait vers le ix e siècle.

(1) S'jvap|io'£ tù {ioTapîw ùx/ivov SpY*voy ëyov pasràfiov.—Kai TÔ àvepyô-

jisvov vwop 5ià tou osyov xal ïyz üz Tfj'V.v.

(2) le vray Liure du docte Synesius , abbé grec, sur la pierre philoso -phale, etc , par p. Arnauld; Paris , 1592,4.