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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉI'OQrE.parties égales de soufre non brûlé (natif), de salpêtre et de pyritelondonienne sulfure d’antimoine? ) ; broyez ees substances dans unmortier noir, au milieu du jour (uscoupotvoüvTo; r,)uou\ Ajoutez en-suite parties égales de suc de sycomore noir et d’asphalte liquide;vous mélangerez le tout de manière à obtenir une masse pâteuse etcomme graisseuse ; enfin, vous y ajouterez une petite quantité dechaux vive. Il faut remuer la masse avec précaution (au milieu dujour), et se garder la figure ; car le mélange prend subitement feu..Mettez ce mélange dans des boites d’airain fermées par des couver-cles, et conservcz-le à l'abri des rayons du soleil, dont le contactrenllannnerait (l). »

§ 27.

lù>v yrégeois. — Poudre à canon .

L’empereur Léon faisait lancer à la face de l'ennemi de petitstuyaux (aixpol aupwvs;) remplis de feu, et qui souvent éclataiententre les mains de ceux qui les lançaient (2).

L’esta la fin duvn e siècle ou au commencement du vm e que l'onlait généralement remonter la découverte du feu grégeois, dont lesGrecs s’étaient, dit-on, pour la première fois, servis pour brûlerla (lotte des Sarrasins près Cyzique .

Cependant Constantin Porphyrogénète dit, dans la lettre quenous allons citer, que le feu grégeois fut communiqué par unange à Constantin le Grand. Les Grecs l'appelaient vrTjp üypo'v, feuliquide (3), dont ils cachaient soigneusement la composition, commele démontre la lettre que Constantin Porphyrogénète adresse à sonfils: « Il faut aussi, dit-il, avoir soin du /cm liquide, et renvoyerceux qui en demanderaient le secret, qui a été confié par un angeau premier roi des chrétiens, à Constantin , avec la défense expressede le pratiquer ailleurs que dans la ville des chrétiens (Constanti-nople ). Le grand roi jura sur l’autel de l’église de Dieu que celuiqui oserait apprendre ce secret à une nation étrangère perdrait lenom de chrétien, et serait déclaré indigne de remplir aucune fonc-tion dans l’État; que le traître, qu’il soit roi, patriarche ou tout

(1) C.e chapitre est traduit d’après un manuscrit grec de la Bihl. royale,11 " 2437 : ’Ioumo'j ’Açpp'.xxvoO Ks'rrot y.

(2) Léo, ripi -axTtxr;; xxi <jTpaTT,yoO , apud Jo. Meursium., Oper., ex recens.J. Lami., Florent., \ol. \i, 1745, p. 844.

(3) I lôç ÛYpôv,/eM liquide, signilie aussi eaw-done et essence de térébenthine,appelées primitivement aquee ardentes, eaux brûlantes.