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Tome premier.
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309
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DEUXIÈME ÉrOQEE. 309

Beaucoup d'ouvrages portent le titre de livres de la source, del'abondance, de la combustion, ou de traite de l'élixir, etc.

§ 1 -

YEBER ou GEBER (1) (Abou Moussah Djafar al Sofi).

On ne sait rien de précis sur la vie de ce philosophe alchimiste.A peine s’accorde-t-on sur le siècle ou il vivait. D’après Abulféda,U cher vivait vers la lin du vm e ou au commencement du ix' siècle.A cette époque, la France, l’Allemagne et l'Angleterre étaient en-core plongées dans les ténèbres d’une profonde barbarie.

Djafar ou Geber était Arabe d’origine. Selon Léon l’Africain,c’était un Grec converti à l’islamisme. L’histoire ne nous a conservéde Geber que le nom et une partie de ses écrits. Un manuscritarabe, de la bibliothèque de Leyde , indique qu’il était Tousensissoufieus, c'est-à-dire philosophe de Titus ou Thousso, ville du Co-rasan, province de la Perse (2). Suivant d’autres, il était de Hau-ran en Mésopotamie (3). Quelques adeptes le disent roi de l'Inde ,et lui donnent cette qualification sur le titre de ses ouvrages. Rhasèsl’appelle fils A'Ajen, et cite de lui un traité des combinaisons ( mu-tatorum ), qui est perdu (4).

(1) AI. Javary soutient, <lans une petite note qu’il a eu l’obligeauce de me com-muniquer, que déjà avant Geber il y avait des alchimistes arabes. « Dès les pre-miers siècles de l’ère vulgaire, on vit, dit-il, des philosophes surgira l’envi, non-seulement parmi les Egyptiens et les Latins, mais parmi les Juifs, les Arabes etles persans. Issus de la vieille race égyptienne, héritiers de l’antique science desprêtres d’Hermès , Octuz, Panécis, Hakostan parurent successivement dans l’a-cadémie alexandrine aux n e et ui e siècles qui précèdent la naissance de J. C.

Au in e siècle, la Perse produisit Dryathès; au iv e , Arazarbrel d’Ispahan ; et Alry-med au v e . Chez les Arabes , on remarque Esphénor vers l’an 150; Al-findi auiv' siècle; au v e , Onomien, cosmopolite qui voyagea par toute l’Asie jusqu’enChine; au commencement du vi' siècle, Hamue!, disciple de Zosime ; vers l’an560, Albou-Haly, qu’il ne faut pas confondre avec Abo-Aly, le disciple d’Avicenne .

M. Javary se hâtera sans doute de publier les curieux documents qu’il possède,et dont il ne manquera pas, il faut l’espérer, d’appuyer l’authenticité sur despreuves irréfragables.

(2) Histoire de-là philosophie hermétique de Lenglet-Dufresnoy ; Paris , 1742,t. î, p. 74.

(3) Abulf., H, p. 22.

(4) Ce renseignement se trouve dans un manuscrit latin de la Bibliothèqueroyale (n° 6514, fol. 125 ), contenant le traité inédit de Rhasès : de Aluminibuset salibus.