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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
Ce qui prouve que Gebcr vivait à une époque assez reculée, etqu’il peut être considéré comme le plus ancien chimiste arabe,c’est que Rliasès, Avicenne , Calid, et tous les médecins arabes pos-térieurs au ix* et au x e siècle, le citent comme leur maître.
Selon l’opinion de quelques savants, Geber a été un écrivain ex-trêmement fécond : il aurait composé au moins cinq cents volumessur la science hermétique. Ce qu’il y a de certain, c’est qu'il y avaitplusieurs auteurs du nom deYeber, Djafarou Giaber. On cite, entreautres, un poète arabe, appelé Giaber, né en Andalousie , et quivivait quelques siècles plus tard que notre philosophe.
Presque tous les ouvrages qui nous restent de Geber sont en latin.La bibliothèque de Leule renferme, dit-on, plusieurs manuscritsarabes de Geber qui n’ont pas encore été imprimés.
Voici la liste des manuscrits de Geber qui se trouvent à la Biblio-thèque royale de Paris :
Summa collectionis complementi seeretorum naturœ, n° 6514.
Sumrna perjectionis , n° 6679 et n u 7156.
Compendium, n° 7 1 5o A.
Tesiamentum, n° 71 73.
Fragmentant de triangulis sphæricis , n" 7399.
Libri de rebus ad aslronomiam pertinentibus, n° 7406 (1).
Tous ces manuscrits ont été imprimés, sauf le fragment quitraite des triangles sphériques. Quant au Compendium ,n° 7160,du commencement du x\i e siècle), abrégé fort incomplet de quel-ques-unes des doctriues de Geber , il est incontestablement sup-posé. L’ouvrage le plus important de Geber est celui du n" 6514(du xiv e siècle., et qui se trouve répété deux fois dans ce mêmemanuscrit (fol. 61 et fol. 174). 11 est à peu près identique avecle manuscrit du Vatican , imprimé sous le titre : Geberip/iilo-sophiperspicacissimi summa ^erftclionis magisterii in sua na-tura, ex bibliothecœ Vatican te exemp/ari emendatissimo nu^erédita v 2). A la dernière page on lit : Jmpressum Itomœ per Mar-