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Tome premier.
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325
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DEUXIÈME ÉPOQUE. 325

D'ailleurs, quand même cette conjecture ne serait pas fondée, etqu’il faudrait entendre par occultum autre chose que des grains deblé, le passage que je viens de signaler ne perd rien de sa valeurni de son importance pour l’histoire de la chimie; car la substanceque Khasès n’a pas nommée donne, comme il le dit lui-méme, del’eau-de-vie, au moyen de la fermentation et de la distillation. Cettesubstance ne peut donc être qu’un produit amylacé ou sucré, sus-ceptible d’éprouver la fermentation alcoolique.

Un peu plus loin, l’auteur semble indiquer le moyen de rendrel’cau-de-vie plus forte, en la distillant sur les cendres ou sur lachaux vive.

Liber Jiasis de aluminibus et sali bus , quæ in hac arte sunt ne-cessaria ( 1 ).

Khasès confond, dans ce petit traité, les vitriols ( atramenta)avec les aluns; confusion qui se rencontre si fréquemment chez lesanciens, lien établit trois espèces principales: Yalcolcotar, Yalsnrinet le calcantlnim. Le meilleur vitriol se trouve, ajoute-t-il, cheznous, en Espagne ; on le fait venir d’Elebla (2).

Khasès cite deux chimistes arabes, C.eber fils d’Ayen , et Gilgil.Ce dernier, probablement contemporain de Khasès, était de Cor-doue, et exploitait les mines qui sont situées au nord de cetteville (3).

Rien n’indique que les trois écrits de Khasès soient apocryphes.Il n’y aurait aucune preuve solide à faire valoir contre leur au-thenticité.

§ 3.

ALPHARAB1.

A en juger d’après ses écrits qui nous restent, Alpharabi ne méritepas la réputation dont il jouissait parmi les Arabes , qui l’appelaient

(1) Même manuscrit, fol. 125 recto.

(2) Manuscrit , u° (>5li. Scias quod atramenti sunt généra milita et ejus mi-ner» invente sunt. Et ipsum quittera est aqua et tinctura quani terræ siccilascoagulavit; et est in sua natura validum et siccum. Et ex ejus quittera generi-iius sunt akotcotar, alsurin , calcadis tel calcantum. Est melius eorum aputlnos in Yspania est, quod asportatur de Elebla, et ipsum est quod dénigrât cor-pora et augmentât rulieum rubedine et dénigrât album ; et eorum subtilius estalcolcotar, et eorum grossius est alsurin

(3) Dixit Gilgil Cordubensis, quod ei erat minera ad septentrionem Corduhas.