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HISTOIRE HE IK CniMIE.
le second instituteur de l’intelligence. 11 avait étudié la philosophiedre néoplatoniciens, la médecine, la chimie, et même la musique.Car on raconte qu’il (Jianta un jour, devant le sultan de Syrie ,un morceau de sa composition , et que les assistants v prirent tantde plaisir, qu’ils se mirent tous à rire à l’excès; qu’ensuite ilchanta un autre morceau qui fit pleurer toute l’assemblée ; et qu’en-fin , changeant encore d'harmonie, il endormit agréablement tousles assistants fl).
Il fut assassiné eu 954, par des voleurs, dans les bois de Syrie .Suivant d’autres, il mourut en toio.
Alpharabi appartient à l'histoire de la philosophie plutôt qu’àl’histoire de la chimie. Il nous reste, sous le nom de cet auteur :Liber de ortu scientiarum (2 ; — Liber de intelleetu et intel-lecto (3);— Canones de essentiel primœ bonitatis (4).
Parmi les manuscrits alchimiques de la Bibliothèque royale, ils’en trouve un coté 7 1 56 (du xiv® siècle), où l’on lit, fol. 82 verso :Incipit liber Alpharabii , sans aucune autre indication. Cet écritd’Alpharabi, d’ailleurs de fort peu d’étendue, me semble bien plus in-téresser la botanique que la chimie. Il y a même un passage assezremarquable, où l’auteur semble dire que les plantes respirent parl’écorce et par les feuilles (5).
5 i.
SALMANA.
C’est vers l’an 1 ooo que l’auteur de l’Histoire de la philosophiehermétique place, par conjecture, ce philosophe arabe. Il paraitcependant probable qu’il vivait avant cette époque, peut-être versle ix® siècle. Nous avons cité de lui un petit traité sur la grêlesphéroïde (6).
(1) Histoire de la philosophie hermétique, 1. 1 , p. 85. ( Paris , 1742. )
(2) Ms. 6298. ( xiv e siècle. )
(3) Ms. 6443.
(4.: Ms. 8802.
(5) Ms. 7156, fol. 83, verso : Dico quod per radices unius cujusque arboris etejus cortices ascendit duplex vapor. — Qui cuin fuit multiplicati in ventre arbo-ris , volenlis exhalare faciunt figurant; et exhalant trauseundo in ima folii.
(6) Voy. pag. 278.