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HISTOIRE I)E LA CHIMIE.
et laissent les autres intacts. La plupart des éminences du sol pro-viennent de cette origine.
•> Les minéraux ont la même origine que les montagnes. Il a fallude longues époques {multa tempora) pour que tous ces change-ments aient pu s’accomplir; et peut-être les montagnes vont-ellesmaintenant en décroissant. »
Voilà donc les théories des soulèvements, du plutonisme et duneptunisme, exposées il y a plus de huit cents ans!
Ce n’est pas tout. Notre géologue d'il y a huit siècles était trop habileobservateur et logicien, pour ne pas apporter des preuves de ce qu’ilavait avancé. <* En effet, ce qui démontre, continue-t-il, que l’eau aété ici la cause principale, c’est qu’on voit sur beaucoup de rochesles empreintes d’animaux aquatiques et d’autres. Quant à la ma-tière terreuse et jaune qui recouvre la surface des montagnes, ellen’a pas la même origine que le squelette de la montagne où elle setrouve : elle provient de la désorganisation des débris d'herbeset de limon amenés par l’eau quara adducunt aquce cum herbuet lutis L Peut-être provient-elle de l’ancien limon de la mer quiinonda autrefois toute la terre {quandoque totam terrain cope-ruit) (l). »
Voilà l’explication des terrains d’alluvion par l’effet d’un délugeuniversel!
Avicenne divise les minéraux en quatre classes : 1 ° en miné-raux infusibles; 2° en minéraux fusibles, ductiles et malléables(métaux); 3° en minéraux sulfurés ; 4° en sels. Les métaux sont,selon lui, composés d’une substance humide et d’une subs-tance terreuse. Le principal caractère du mercure consiste à êtresolidifié par la vapeur de soufre. C’est qu’en effet le mercure perdson aspect et ses propriétés physiques en se combinant avec lesoufre.
Il parle, dans ce même traité, des eaux incrustantes (chargéesde bicarbonate de chaux) et des aérolithes. « Il est tombé, dit-il, prèsde Lurgea, une masse de fer du poids de cent marcs, dont unepartie fut envoyée au roi Torate, qui en voulut faire fabriquerdes épées. Mais ce fer était trop cassant, et ne pouvait pas servir àcet usage.
On attribue aussi à Avicenne une Épitre de re /f.cta dédiée au