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HISTOIRE DE IA CHIMIE.
que les unes ou les autres l’emportent en quantité, elles engendrentl’argent, le plomb, le cuivre , l’étain, le fer. »
Dans un autre chapitre, l’auteur explique la transformation desdivers règnes de la nature.
« Les minéraux proviennent, dit-il, des éléments primitifs; lesplantes proviennent des minéraux, et les animaux des plantes ; etcomme chaque cor)* se résout en un autre corps d’un ordre immé-diatement inférieur, les animaux deviennent des végétaux, et lesvégétaux des minéraux ( 1 ). <>
Qu'est-ce qu’un corps? Artéfius répond que c’est quelque chosetout à la fois d’apparent et de latent ( aliquid apparens et aliquidlatem). Ce qui est apparent, c’est son étendue et son aspect; lapartie latente, c’est son esprit et sou àme.
On lit dans ce même traité, Cl avis majoris sapientiœ ,1a pré-paration du savon décrite sans aucune ambiguité allégorique.
«Si l’on prend de l’eau filtrée sur des cendres (solution de po-tasse du commerce), et qu’on fasse bouillir la liqueur, à un degréconvenable, avec de l’huile et d’autres substances semblables, ouobtient le savon ;2). *>
Le dernier chapitre traite des secrets astrologiques.
11 est bon de faire remarquer qu’Artéfius passe pour un desgrands philosophes hermétiques de son époque. Ses paroles sontrespectées par les adeptes, comme des oracles.
S il.
ZAD1TH.
Il existe, sous le nom de Zadith, fils d’Hamuel, un petit écritalchimique, intitulé Table chimique , traduit de l’arabe et imprimédans le Théâtre chimique (3). L’auteur, Arabe d’origine, vivaitprobablement vers la fin du xn e ou au commencement du xm e siècle.
Il s’attache, dans cet écrit, à donner l’explication des imagessymboliques des planètes et des métaux. Mais son langage esttellement obscur et nuageux, qu’il est impossible d’en rien sai-sir (4).
(1) Theat. cliini., t. îv, p. 226.
(2) Ibid., p. 228.
(3) Sellions zadith, filii Hamuelis Tabula rtiimica, ex arabico sermone latinafarta. Hieatr. cliim., t. v.
(4) On pourra en juger d’après l'échantillon suivant : « Desponsavi ego duo lu-