DEUXIÈME ÉPOQUE.
S 12.
HAIMON.
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Ilaimon l'alchimiste serait-il le môme que Haimon le discipled’Alcuin et l’évôque d’Ilalberstadt? c’est ce qui ne parait guère pro-bable. On trouve, dans le Théâtre chimique, une épître de Hai-mon, sur les quatre pierres philosophales, tirant leur matière dumicrocosme (î). L’auteur appartient à l’école arabe. Je n’y ai rienlù qui soit digne de remarque.
C’est encore cà l’école arabe qu’appartiennent lès livres herméti-ques de Platon , commentés par Ilamed et Hestol, ainsi que letraité de Mic reris , dédié à Mirnifuulus (2). Ce traité est sous formede dialogue : Mirnilindus, le disciple, pose les questions, et Micreris,le maître, donne les réponses. Ce dialogue ne fait honneur ni à l’unrti à l’autre, s’il est vrai, comme dit un auteur spirituel, que lesquestions marquent l'étendue de l’esprit, et les réponses, sa finesse.
§ 13.
RACHAÏDIB.
Rachaïdib, fds de Zetheibid, portait le titre de philosophe du roides Perses.
Dans un fragment d'alchimie, attribué à Rachaïdib et imprimédans la collection de Bàle , l'auteur prescrit de convertir les métauxen or avec la teinture de safran (3).
On lit dans le Gt/nécée chimique(\o\. i) une allégorie sur la pierrephilosophale, tout à fait dans le genre de celle de Merlin, qui setrouve imprimée, à la suite des ouvrages de Geber , dans l’édition de
tniuaria in actu, et factum est ilia quasi aqua in actu haliens duo lumina, sicVldemus solem halientem duos radios super cinere mortuo pluentes ; et vivisrftqnod fuerat mortideditum, sicut mortuus post inopiàm maguam. »
(1) Kpistola Haimonis, de quatuor lapidibus philosopbicis materiam suam exminori mundo desumentilnis. Tlieat. cliim., t. vi, p. 497-501.
(2) Platonislibri quartorum, cum coinmeuto Hebuliabes Hamed, explicatiabHestole. Trbctatus Micreris suo discipulo Mirnifmdo. Theatr . dhim., t. Vi.
(3) Rachaidibi, Veradiani, Rbodianict Kanidis pliilosopborum regisPersarum ;de materia pliilosopbici lapidis, acutissime loquentium fragmentum. Artis auri-feræ quam chimiam vocant. Basil-, 1610-12, p. 25à. I